Fin juin, nous avons passé quelques jours en Sicile avec ma famille. À cette occasion, nous nous sommes concentrés sur la côte Est de l’île et les environs de Catane. Nous n’avons donc (re)découvert qu’une partie de la Sicile, qui est la plus grande île de Méditerranée.

Pour une fois, nous n’étions pas en mode road-trip et avons passé toutes nos nuits au même endroit, à proximité de Brucoli, dans une jolie villa donnant sur la plage (merci les parents 🙏). Nous avons donc rayonné depuis ce point jusqu’à l’Etna au Nord et Ragusa au Sud ; voici donc notre « circuit » sur Google Maps.

Informations pratiques

  • Nous avons loué une voiture à l’aéroport (attention, sans carte de crédit – et non, de débit, comme les cartes bancaires françaises classiques – nous n’avons pas pu récupérer la location comme prévue !). Sur internet, les commentaires concernant les différentes agences de location de l’aéroport de Catane sont extrêmement mauvais et nous ne pouvons malheureusement que confirmer l’avis général ! Toutefois, visiter l’île sans voiture me semble compliqué.
  • Depuis Paris (Orly), nous avons fait 2h40 de vol avec Transavia. Pour le même vol : mes parents ont payé 125€ chacun en l’achetant environ 6 mois avant le départ, alors que nous avons payé 200€ chacun deux mois avant le départ (sans bagage en soute). Cette expérience me conforte dans mon habitude d’acheter mes billets le plus en avance possible !

Les villes de la côte Est de la Sicile

Catane et le village de Brucoli

Même si notre logement n’est qu’à une vingtaine de minutes de Catane, nous n’y passons finalement qu’une soirée. Nous nous baladons aux alentours de la piazza del Duomo. Ce n’est pas du tout assez pour se faire un vrai avis sur la ville mais je ne suis pas emballée plus que ça. Le quartier central m’a semblé assez sale, avec énormément de tags sur les murs. Honnêtement, ça ne m’a pas vraiment donné envie d’en voir plus, même si la cathédrale de Sant’Agata, située sur la piazza del Duomo, est très belle.

Notre hébergement, entre Catane et Brucoli, nous permet en revanche de profiter d’une grande plage de sable au bout de laquelle on discerne la masse sombre de l’Etna dans la brume. En Italie, ce n’est pas comme en France, la plage où nous sommes n’est a priori accessible qu’aux propriétaires du bourg où se trouve notre location, elle est donc assez vide (surtout en semaine). Malheureusement, des méduses font leur apparition de temps à autre, il faut se méfier !

Habitant non loin, nous profitons des quelques restaurants du village de Brucoli. Nous sommes surpris par l’animation dans les rues le dimanche soir ; les locaux sont sur leur 31 pour venir boire des verres et manger entre amis. Nous assistons aussi à un joli coucher de soleil sur le port, l’Etna toujours dans le lointain.

Où manger à Catane ?

C’est à Catane que nous trouvons, par hasard dans une petite rue, le meilleur restaurant de notre séjour : La Quartara. Je recommande particulièrement les délicieuses pâtes « alla Norma ».

Découverte de Raguse

La ville baroque de Raguse est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est en fait divisée en deux parties : la ville haute, moderne reconstruite après le tremblement de terre de 1693, et la ville basse, Ragusa Ibla, plus pittoresque.

Nos avis divergent sur cette ville ! Si j’ai beaucoup aimé m’y balader, Vincent n’a pas été sensible à son charme. Il a trouvé les maisons en mauvais état sans réel intérêt architectural et l’ambiance de la ville un peu étrange, à la fois peu accueillante et touristique (selon les quartiers). J’admets que les (très) nombreux escaliers à monter sous la chaleur sicilienne m’en ont fait baver mais les façades colorées, les églises baroques, les petits cactus de part et d’autre et les petites ruelles étroites m’ont enthousiasmé !

À mon avis, il faut au minimum du minimum venir dans la ville haute pour admirer les beaux panoramas sur l’original clocher en céramique bleue de l’église Santa Maria dell Itria, les maisons accrochées à la colline et les paysages arides dans le lointain.

Se garer gratuitement à Raguse

Tout à l’Est de la ville, nous sommes tombés par hasard sur un parking public.

Découverte de Syracuse

Pour la dernière soirée de notre séjour, nous nous baladons à Syracuse, ou plus précisément sur la presque île d’Ortygia, le cœur historique de la ville. On y trouve de nombreux monuments : des temples grecs (en plus ou moins bon état), de grandes fontaines, de nombreuses églises baroques (et même une normande !) et de somptueux palais dont on aimerait passer les portes. Contrairement à Catane, où la roche volcanique assombrit les rues, Syracuse m’a semblé pleine de clarté. Cet endroit a beau être le plus touristique de notre séjour, il est très agréable d’y flâner.

Puisque nous sommes sur une presqu’île, nous finissons pas atteindre la mer et, comble du cliché, nous regardons le soleil se coucher en buvant un prosecco et en mangeant des bruschettas. Nous marchons ensuite au hasard dans le dédale de petites ruelles tortueuses, moins touristiques mais très charmantes. Sur chaque petite place que nous traversons se nichent les terrasses des cafés et restaurants.

Deux randonnées sur la côte Est de la Sicile

Randonnée sur l’Etna (ou presque)

L’Etna est le volcan le plus haut (3352m) et le plus actif d’Europe. En le voyant depuis les rues de Catane, ça paraît incroyable qu’une si grande ville soit située si proche d’un volcan actif !

Il est possible de monter au sommet de l’Etna : il faut emprunter le téléphérique, un minibus tout terrain et finir à pied, accompagné d’un guide obligatoire (comptez environ 70€ / personne pour le tout). Arrivés au refuge d’où part le téléphérique, la quantité de personnes présentes et les nuages accrochés au sommet nous découragent finalement. La montée en voiture vaut toutefois la peine, elle donne un premier aperçu des paysages lunaires de l’Etna et l’on voit même, dans un virage, le toit d’une maison ensevelie par une coulée de lave !

À la place du sommet, nous choisissons finalement de faire une randonnée sur le Monte Zoccolaro, à moins haute altitude, et nous ne l’avons pas regretté ! Si le début monte de manière abrupte, la suite de la randonnée est très sympa. À cette altitude, on trouve une jolie végétation (et d’horribles orties 🤬) et nous profitons d’une vue incroyable sur une gigantesque coulée de lave (datant de 1992), appelé la vallée del Bove. En tout et pour tout, nous ne croisons que trois binômes de randonneurs.

Informations pratiques

  • Au refuge, il est possible de découvrir deux « petits » cratères gratuitement. Nous l’avions déjà fait il y a 10 ans en famille et n’y sommes donc pas retournés mais ça permet d’avoir un bon aperçu des paysages lunaires du volcan.
  • Pour effectuer la même randonnée que nous, il faut se garer à ce parking. Nous avons fait une boucle (indiquée sur l’application Maps.me, mais pas sur Google Maps).
  • Après une journée sur l’Etna, vous pouvez passer une soirée tranquille à Riposto. Nous y avons trouvé une petite plage de galets, uniquement fréquentée par des italiens, où nous baigner et une cave à vin où dîner en terrasse : Glass.

Randonnée dans les gorges de Pantalica

Avant tout chose, commençons par remercier Xavier, rencontré pendant notre randonnée sur l’Etna, pour la recommandation de cet endroit qui s’est finalement révélé mon coup de cœur du voyage.

Pantalica est principalement présentée comme une nécropole rocheuse. On y trouve en effet de très nombreuses tombes creusées à même la roche ; il y en aurait plus de 5000 ! Distinguer ces trous rectangulaires parsemés sur les falaises rocheuses est carrément impressionnant, d’autant plus lorsqu’on sait que les plus anciennes datent du 13ème avant notre ère. Au bord du chemin, nous découvrons également une petite chapelle troglodyte. Pendant la colonisation grecque de l’île (également avant JC), des gens vivaient dans cette vallée.

Au fil de notre randonnée, ce sont surtout les gorges creusées par deux fleuves, Anapo et Calcinara, qui m’ont épatées. Je me sens toute petite entre ses immenses falaises, au milieu des cactus et des bougainvilliers, et accompagnée par des lézards furtifs. Et quel plaisir de se baigner dans ces eaux transparentes et rafraîchissantes !

En repartant, nous nous arrêtons dans le village de Sortino pour siroter une petite bière bien méritée. Je suis très surprise par la réaction des quelques locaux attablés qui nous dévisagent comme des bêtes curieuses. Ils ne doivent pas voir beaucoup de touristes pour être si troublés par quatre français !

Informations pratiques

  • Les gorges de Pantalica se visitent gratuitement.
  • La randonnée que nous avons faite est indiquée sur WikiLoc (nous n’avons fait que la boucle).
  • Privilégiez des chaussures confortables pour marcher et surtout prenez de l’eau en quantité suffisante ainsi que votre maillot de bain !

Nos impressions sur la côte Est de la Sicile

Au global, même si nous avons passé un séjour très agréable en famille, la Sicile n’est pas un coup de cœur. Elle n’en reste pas moins une destination agréable et ne nous a pas semblé envahie par les touristes. Il est vrai que nous sommes restés sur la côte Est de la Sicile et sommes loin d’avoir fait le tour de l’île. D’autres coins semblent vraiment mériter le détour (la vallée des temples et Taormine notamment).

Ce qu’on a aimé 👍

  • La Sicile tient ses promesses sur le sujet de la gastronomie ! Entre bruschettas, glaces, pâtes et pizzas, on s’est régalés. Après nos sept mois de gastronomie laborieuse en Asie, c’était un vrai plaisir !
  • C’est une île idéale pour mêler découvertes culturelles, randonnées dans la nature et demi-journées de farniente, il y en a pour tous les goûts (du moins en juin, les chaleurs de l’été doivent limiter les possibilités de randonnées).

Ce qu’on a pas aimé 👎

  • Globalement, on a trouvé la Sicile assez sale, il y a de nombreux déchets au bord des routes, à côté des bennes à ordures, sur les parkings, etc. Nous y étions déjà allés en famille il y a 10 ans et nous n’avions pas souvenir que ça soit à ce point.
  • Si vous souhaitez venir profiter des plages, cette partie de la Sicile ne m’a pas semblé très intéressante ! La plupart de celles que nous avons vues sont payantes et n’ont rien d’extraordinaire (à mon avis totalement subjectif, entendons nous bien).
  • Les siciliens conduisent n’importe comment et ne respectent pas vraiment les vitesses de circulation. Bref, il vaut mieux être prudent sur les routes.

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