Après deux semaines passées au Cambodge, Ho Chi Minh est notre première étape au Vietnam. Nous commençons fort avec la plus grande ville du pays, immense et bouillonnante. Les deux jours sur place promettent d’être intenses !

Venus en bus de Phnom Penh avec Alex et Caro, nous sommes déposés à quelques kilomètres de nos hôtels respectifs et prenons donc un Grab (équivalent d’un Uber en Asie). Deux minutes plus tard, nous voilà tous en train de chanter « Frère Jacques » avec notre chauffeur, un ancien prof d’anglais ayant appris le français à l’école ! Ce premier contact nous donne immédiatement une bonne impression des vietnamiens.

Notre logement est situé dans le District 1, le quartier comprenant la majeure partie des sites touristiques, nous découvrons donc Ho Chi Minh à pieds. Le trafic se révèle très vite démesuré et chaotique. Il y a des scooters partout, je n’ai jamais vu ça ! Traverser la route est un sacré challenge mais j’avoue être complètement fascinée par le trafic incessant. On dirait une fourmilière de scooters !

Si je ne m’imagine pas m’installer à Ho Chi Minh, j’adore découvrir cette ville si vivante. Le mélange entre modernité et tradition, observé tant de fois en Asie, y est particulièrement saisissant. Ici, les grands buildings d’affaires côtoient les petites gargotes de nouilles, les grands-mères en pyjama et chapeau conique se baladent aux côtés d’hommes d’affaires en costume, les façades décrépies des anciens bâtiments coloniaux se dressent de part et d’autre des hôtels modernes et élégants, et ainsi de suite !

Il faut toutefois reconnaître que la propreté n’est pas le point fort de Ho Chi Minh. Si l’on ne tombe pas sur des déchets partout dans les rues (même s’il y en a), nous voyons plusieurs rats et quelques cafards se balader sereinement dans les rues, les immeubles et les marchés. On sent également la pollution qui plane au dessus de la ville ; de nombreux locaux arborent d’ailleurs les fameux masques chirurgicaux si typiques en Asie.

Vous l’aurez compris, à Ho Chi Minh nous prenons surtout le temps d’observer la vie dans les rues et de nous imprégner de l’ambiance de la ville. Je suis notamment fascinée par toutes les positions adoptées par les locaux sur leurs scooters : en tailleur sur le siège, allongé les pieds sur le guidon, etc. C’est dingue !

Pendant nos pérégrinations, nous découvrons aussi les sites touristiques de Ho Chi Minh, plusieurs étant liés à la période de la colonisation française. Quand on y pense, c’est tout de même étrange de venir jusqu’au Vietnam pour visiter des bâtiments construits pas des français !

La Poste centrale de Saigon

Ce bâtiment, encore utilisé comme un bureau de Poste, date de la colonisation française. La charpente métallique à l’intérieur est d’ailleurs l’œuvre de Gustav Eiffel, rien que ça. De notre côté, nous sommes surtout intrigués par la carte dessinée sur l’un des murs (à l’intérieur) et représentant la Cochinchine. Nous essayons de nous repérer et de reconnaître les pays que nous avons découvert ces dernières semaines (Laos et Cambodge).

Le musée des Beaux Arts et la rue des antiquaires

Nous ne visitons pas le musée des Beaux Arts mais prenons le temps d’admirer sa belle façade (là aussi, l’architecte était français). Juste à côté, se trouve la rue Lê Công Kiêu, connue pour regrouper plusieurs antiquaires. Nous y voyons des céramiques, des statuettes, des meubles et tout un tas d’autres objets dont nous ne saurions dire la valeur… Mais je suis surtout obnubilée par la découverte des « fleuristes-scooters », ces scooters qui se déplacent dans Ho Chi Minh recouverts de plantes en tout genre !

Cafe apartment (rue Nguyen Hue)

Cet immeuble d’appartements, construit dans les années 60, est devenu le repaire de nombreux cafés, restaurants et espaces de co-working. Nous n’avons pas pris le temps d’aller y boire un coup mais j’aurais adoré. Ce sera pour la prochaine fois !

Pour prendre des photos bien en face du bâtiment, il faut rentrer dans la galerie marchande « Saigon garden » (entre un magasin Samsung et un Starbucks) et traverser la galerie. Après les portes automatiques vitrées, tourner à droite et au fond du passage aux façades colorées, vous trouverez un ascenseur pour monter au 5ème étage.

L’église Tan Dinh (district 3)

J’avoue tout, j’ai repéré cette église sur Instagram et j’avais envie de voir ça de mes propres yeux ! Il faut dire qu’une église rose bonbon, ce n’est pas commun… Malheureusement, nous ne saurons jamais si l’intérieur vaut le coup car elle est fermée lors de notre passage. C’est au moins l’occasion de me renseigner et de découvrir que près de 7% de la population vietnamienne est catholique, ça va nous changer un peu du bouddhisme tout ça 😉

Admirer la skyline de Ho Chi Minh depuis le 52ème étage de la Bitexco Tower

Si le dernier étage de cette tour de magasins et de bureaux propose d’admirer le panorama pour 7,5€ par tête (200k VND), le café Eon (situé au niveau de l’héliport) permet d’admirer la même vue pour le prix d’une consommation. Certes, il faut compter 4€ le coca mais ça reste moins cher et en plus vous buvez un coup !

Musée des vestiges de la guerre

Ce musée, très fréquenté, de Ho Chi Minh relate l’histoire récente du Vietnam ; la guerre d’indépendance contre la France et la guerre du Vietnam (opposant le nord et le sud du pays) avec l’intervention américaine. Il nous semblait idéal de commencer la visite du pays par ce musée afin de nous remettre quelques faits historiques en tête.

Petit récapitulatif historique

Le Vietnam est une colonie française depuis la fin du 19ème siècle (l’Indochine est alors composée du Vietnam, du Laos et du Cambodge). La deuxième guerre mondiale affaiblit la domination française sur place et le pays réclame son indépendance. La guerre avec la France dure jusqu’en 1954, date de la signature des accords de Genève. Ceux-ci statuent sur la séparation du Vietnam en deux parties : la République démocratique du Vietnam au nord (communiste) et le reste (centre et sud) sous administration française. Des élections sont prévues deux ans plus tard pour réunifier le pays mais un coup d’état met fin à ce projet. Le conflit nord / sud prend alors une autre dimension, liée à la Guerre Froide, la France quitte le pays et les États-Unis interviennent sur place.

Le musée est à la fois poignant et très intéressant mais nous le trouvons un peu « mal foutu ». Il nous faut un peu de temps pour comprendre comment il s’organise (on ne nous a pas remis de plan avec nos tickets) ; la première salle est au deuxième étage. Une fois un plan trouvé, tout se passe bien 😅 Personnellement, j’ai aussi trouvé la scénographie vieillissante et peu fonctionnelle, rendant la lecture des informations parfois trop complexe (positionnement et petitesse des textes peu pratiques face à l’affluence). Pour les aspects positifs, la mise en avant du travail des reporters de guerre sur place m’a semblé une excellente idée.

Attention, ce musée consacre plusieurs salles aux effets de l’Agent Orange (ce produit chimique largué par les américains sur le pays) ainsi que sur la torture pratiquée dans certaines prisons du pays. Certaines photos et reconstitutions sont assez choquantes (enfants souffrant de déformations physiques, corps mutilés, etc.). La visite peut être éprouvante pour certains. Personnellement, j’ai été plus émue par la visite du musée S-21 à Phnom Penh (l’audio guide très bien fait, avec des témoignages de survivants, m’a permis de m’immerger plus réellement). Même si bien sur, ces musées ne relatent pas la même histoire.

Ticket d’entrée : 40 000 VND / personne.

Voir un film vietnamien au cinéma

Nous ne sommes pas allés au cinéma depuis « Bohemian Rhapsody » à Yangon, il est grand temps d’y remettre les pieds ! Petit soucis : le seul film américain à l’affiche ne me donne pas du tout envie et les autres films étrangers sont coréens sous-titrés en vietnamien ! Qu’à cela ne tienne, nous irons donc voir un film vietnamien (sous-titré en anglais).

Le film retenu s’intitule Chi Tro Ly Cua Anh. Le pitch : afin de sauver son entreprise, une femme d’affaire doit déterminer, pour le compte d’un de ses actionnaires, si le petit-fils de celui-ci est gay. Les deux protagonistes tombent évidemment sous le charme l’un de l’autre… Va t-il découvrir qu’elle lui ment depuis le début ?

Ce petit bijou cinématographique regroupe pour notre plus grand plaisir plusieurs passions asiatiques : les karaokés et les tenues de couple identiques ! On a bien rigolé aussi grâce aux rebondissements capillotractés et aux musiques mélodramatiques. Par contre, on a trouvé certains passages vraiment très très limites (homophobie et sexisme ordinaires).

On dirait pas comme ça mais on a bien aimé, c’était à la fois drôle et intéressant (on ne riait pas du tout aux mêmes moments que les locaux).

Bilan de nos deux jours à Ho Chi Minh

On retiendra de Ho Chi Minh son côté dynamique et envoutant. Pour une mégalopole asiatique et malgré le trafic incessant, nous avons trouvé qu’il est relativement facile de s’y balader à pied (dans le district 1 au moins), même si nos poumons ont surement souffert de la pollution.

Il y a pas mal de choses à découvrir ; je n’ai montré dans cet article que ce que j’ai préféré mais nous avons aussi vu l’Opéra (inspiré du Petit Palais de Paris), le marché Ben Thanh (qui m’a rappelé le Marché Central de Phnom Penh visité l’avant-veille), l’hôtel de ville (construit par un architecte français) et surement d’autres choses que j’oublie déjà. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps pour pouvoir découvrir quelques coins cachés.

Nous prenons maintenant la route vers Mui Ne, une station balnéaire sur la mer de Chine, à 5h de route de Ho Chi Minh.

Une réponse sur “Ho Chi Minh City : le paradis des scooters est au Vietnam !”

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