Voyage réalisé du 25 septembre au 2 octobre 2025.
Avant notre départ, j’avais une image assez « négative » de Majorque. J’imaginais cette île des baléares, située au large de Valence, comme exclusivement destinée au « tourisme balnéaire de masse ». Finalement, cette semaine à Majorque a été une très jolie surprise ! On a effectivement profité des eaux turquoises de la Méditerranée mais on a aussi apprécié ses reliefs verdoyants et ses petits villages.
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Où loger pour une semaine à Majorque ?
Majorque est une île relativement grande : environ 100km de long par 80km de large. Ayant envie de découvrir plusieurs coins, nous avons fait le choix de prendre 3 logements différents :
- à Pollença, au nord pour 2 nuits ;
- à Soller, dans les montagnes de l’ouest pour 1 nuit (à refaire, nous y serions restés 2 nuits) ;
- à Santanyi dans le sud-est pour 4 nuits (dans un logement à taille humaine et avec piscine pour aussi glander et se reposer).
Lors de mes réservations, j’ai été assez déçue de l’offre de logements à Majorque : c’est globalement cher (même hors vacances scolaires) et il y a énormément d’hôtels type « all inclusive » avec des centaines de chambres. Ce n’est pas vraiment ce qui nous attire !
Même du côté des chambres chez l’habitant, je n’ai pas trouvé grand chose à moins de 60€ la nuit. Et pour ce prix, c’était l’écrasante majorité du temps sans accès à la cuisine de la maison (ce qui suppose de prendre tous les repas à l’extérieur, petit-déjeuner compris)… Bref, si on a apprécié Majorque, ce n’est pas pour son offre d’hébergements !


Une semaine à Majorque : comment se déplacer ?
Comme toujours très souvent, nous avons opté pour une location de voiture (vous pouvez comparer les offres sur Discover Car). L’île est tout de même assez grande et nous aimons la flexibilité qu’apporte une voiture de location. Si vous habitez le sud de la France, vous pouvez venir en ferry avec votre propre véhicule, c’est encore mieux !
Nous sommes passés par Record Go en prenant l’assurance complète (ce que nous faisons quand les commentaires Google mentionnent de nombreuses arnaques tensions toutes agences confondues). Nous avons récupéré la voiture très rapidement à une borne automatique et n’avons eu aucun soucis.
Nous avons remarqué qu’il y avait énormément d’arrêts de bus (avec toujours du monde !) et beaucoup de bus (de la compagnie TIB). La visite de Marjoque en bus est donc envisageable. En revanche, il semble que la plupart des trajets se font depuis Palma : c’est à prendre en compte dans votre choix de logement(s).


Le nord de Majorque
Où loger au nord de Majorque ?
Nous avons logé aux Apartementos Habitat Pollensa pour 95€ la nuit. C’était tout à fait correct mais ça ne m’a pas transcendé (surtout pour le prix). On s’est fait la réflexion que c’était équivalent à un motel américain ; il y avait tout le nécessaire pour que l’on soit confortable mais tout était un peu usé et sans charme…
L’incontournable Cap de Formentor
De début juin à fin septembre, cette partie de l’île n’est accessible qu’aux bus publics, vélos et piétons de 10 à 22h. Nous décidons donc de nous y rendre pour le lever du soleil (à 7h40 fin septembre) pour pouvoir prendre notre voiture et éviter le monde. Même si c’était un peu frustrant de devoir faire attention au temps, nous n’avons aucun regret d’avoir choisi cette option.



Les points à ne pas manquer au sein du Cap :
- Le mirador Es Colomer
Ce mirador est situé avant la barrière : il est accessible toute la journée (mais il y a peu de places de stationnement). Pour la vue sur la pointe (la plus connue, à gauche ci-dessous), il vaut mieux venir en fin de journée. Pour la vue sur baie de Pollença (à droite ci-dessous), la lumière du matin est idéale.


Au lever du soleil, nous avons le belvédère pour nous tous seuls et sommes accueillis par des biquettes sur le chemin. À 10h, nous retournons voir la vue et cette fois, c’est un groupe bruyant d’Aston Martin qui nous attend… Changement d’ambiance !
- Le phare du bout du Cap Formentor



La plupart des visiteurs matinaux se précipitent au phare pour admirer le lever du soleil. Nous arrivons juste après, quand la plupart des gens sont déjà en train de quitter les lieux. Honnêtement, ce n’est pas le point d’orgue : la route en elle-même offre des paysages plus impressionnants à mon avis.
- La vue sur la Cala Figuera
Alors qu’on roulait sur la route panoramique, la vue sur la crique en contrebas a attiré notre attention mais nous avons eu un peu de mal à trouver où nous arrêter… Il faut se stationner à cet endroit et monter la colline (sur notre gauche quand on regarde la mer) pour admirer la vue en contrebas. Si on avait eu un peu plus de temps avant la fermeture de la barrière, je pense qu’on serait descendu à pied jusqu’à la crique, ça doit être sympa.



Randonnée de cala en cala
Suivant les conseils du blog Les destinations de Julie, on se gare ici pour se lancer dans notre première randonnée à Majorque. Globalement, on longe la côte de crique en crique. Attirés par les eaux translucides, on se baigne une première fois à la crique Sa Font Salada. C’est notre premier bain sur l’île, on est seul dans l’eau qui est vraiment super bonne, c’est génial !
Après cette pause agréable, on reprend notre chemin jusqu’à la Torre d’Albarca. On peut monter à son sommet et admirer la vue dégagée sur l’océan. Nous décidons d’aller jusqu’à une dernière cala, Cala del Matzoc, pour se baigner encore une fois avant de rentrer. Sur le chemin, on croise plus de biquettes que d’humains… Une fois arrivés à la plage, nous y avons pour seule compagnie un nudiste !
Le seul regret de cette rando : le bateau « fiesta » qui est venu se poser au large de notre plage avec la musique à fond juste avant que nous rebroussions chemin. C’est quand même dommage de gâcher le calme d’un endroit si paisible. Finalement, on aura marché 15km A/R. Quand même !










Les montagnes de l’ouest de l’île
C’est une route tortueuse et magnifique qui nous amène de Pollença jusqu’à Sóller à travers les montagnes de la Sierra Tramuntana. Si je suis honnête, je m’attendais à plus de points de vue et belvédères. Malheureusement, il y a peu l’occasion de s’arrêter… La route est parfois un peu dangereuse, notamment en raison de la quantité incroyable de cyclistes. Toutefois, c’est magnifique !



Le village de Fornalutx
Très mignon, j’ai adoré découvrir les ruelles fleuries de ce petit village ! Séduits par l’ambiance, nous y buvons un verre de jus d’orange frais en terrasse.





Puerto Sóller
C’est un point de vue sur le bord de la route qui nous pousse à descendre jusqu’à Puerto Sóller et on n’a pas regretté une minute ! C’est une station balnéaire assez touristique mais on adore l’ambiance.
On se balade le long du port en admirant, entre autres, les bateaux traditionnels. On monte jusqu’à la Plaça de Santa Caterina où l’on se retrouve à flan de falaise. On mange un glace (qui fond à une vitesse ahurissante !) sur le port. L’eau transparente est beaucoup trop tentante ; on retourne à la voiture prendre nos maillots de bain pour se baigner.
Avant de quitter la ville, Vincent nous dégotte un point de vue improbable (au bout d’une route abandonnée) mais très chouette.







Sóller
À seulement une dizaine de minutes dans les terres, nous passons la fin de journée à Sóller. Nous déambulons dans le centre ville et buvons des verres sur la place principale en regardant passer les gens et le vieux tramway en bois. Une très jolie soirée !




Où loger à Soller ?
Pas très convaincue, j’avais réservé une nuit à l’Hostal Casa Margarita pour 60€ (avec salle de bain partagée). Finalement, nous aurions pu y passer deux nuits sans soucis. La déco est un peu old school mais c’était très propre et il y a une salle de bain par étage (avec des toilettes séparées à chaque fois), ce qui fait qu’on est jamais obligé d’attendre. L’emplacement, en plein cœur de Sóller, est top !
Cala de Deia et le village de Deia
Cala de Deia est une toute petite crique de galets : c’est photogénique mais il y a vraiment peu de places pour se poser (à moins de consommer à l’un des deux restautants). L’accès à la plage est un peu compliqué : le parking est payant (nous nous garons juste avant, sur le bord de la route mais il n’y a que quelques places, il faut venir tôt) et en marchant depuis le village, il y a un sacré dénivelé…
Si vous passez dans le village, situé sur les hauteurs, vous pouvez monter jusqu’au cimetière, la vue sur les montagnes environnantes est agréable. Mais ce n’est pas le village qu’on a trouvé le plus intéressant. Bref, pas un incontournable selon nous.


Valldemossa
Nous faisons l’erreur d’arriver sur place à l’heure du déjeuner : c’est une galère pour se stationner car il y a beaucoup de monde. En plus, les rues sont payantes partout (forfait unique : 4€ la journée) et la borne n’accepte pas les cartes bleues. La première impression n’est pas fameuse !
Dès qu’on sort de la principale artère commerçante, le village en lui-même est très mignon. Les ruelles sont pavées et très fleuries. Difficile de ne pas tomber sous le charme ! La balade reste rapide, c’est tout petit.






Le sud-est de Majorque
Où loger à Santanyi ?
Privilégiant les logements à taille humaine et avec une cuisine, nous passons 4 nuits à Es Pujol Agroturismo, une ancienne exploitation agricole avec une piscine et une vue dégagée jusqu’à la mer. Notre chambre (Sa Peladora), située dans l’ancien moulin pour la farine, est la dernière et a donc l’avantage que personne ne passe jamais devant notre terrasse, c’est plus tranquille. Comptez tout de même 129€ / nuit en septembre et 116€ en octobre.
Parc naturel de Mondrago
Nous faisons le tour de ce (tout) petit parc via le sentier qui relie les 3 criques. La couleur de l’eau est vraiment incroyable ! C’est très agréable de marcher sous les pins, même si la balade est un peu courte à notre goût. Nous nous baignons dans la plus petite des criques, Calo des Borgit.
Au bout d’un moment, nous remarquons que la plupart des personnes installées sur la plage ont la même serviette : celle d’un hôtel all-inclusive situé non loin. On a pas tous la même définition de « parc naturel ». Toutefois, nous apprécions notre balade !







Puerto de Cala Figuera
Nous profitons d’une journée un peu grise pour découvrir le petit port de Cala Figuera. C’est dommage que de gros hôtels aient été construits à proximité car les maisons blanches aux volets verts sont très chouettes. Chacune à son garage à bateau qui donne directement dans la crique. On admire les bateaux traditionnels en bois, les « llaüts », et on voit nettement qu’il y a encore des pêcheurs actifs ici. Tout le long de la balade, on découvre d’anciennes photos permettant de voir l’évolution de l’endroit en seulement une 50aine d’années, c’est impressionnant.






Les criques de Calo del Moro et Cala S’Almunia
Ce sont deux très belles criques, l’une très naturelle entourée de végétation (Calo del Moro) et l’autre avec un minuscule port composé de quelques bâtisses (Cala s’Almunia). Elles sont reliées entre elles par un chemin piéton situé dans un espace protégé par une famille, via la Fundacio Amics de Es Calo des Moro – S’Almonia, depuis 1998. Ils ont empêché la construction d’un hôtel à cet endroit et protègent la flore locale comme ils peuvent. Plusieurs panneaux explicatifs sont présents sur place, avec notamment des appels aux dons.
Nous y venons en fin de journée pour profiter d’une affluence limitée et de la jolie lumière du soir, c’est très agréable. On perçoit tout de même que la fréquentation est très importante : le sol est marqué par le passage du monde. Personnellement, j’ai trouvé que ça méritait d’être vu car c’est très beau mais il y a, selon moi, trop de monde pour y passer quelques heures de farniente.


Informations pratiques : où se garer pour Calo del Moro et Cala S’Almunia ?
Il y a un parking public (gratuit ?) depuis lequel il faut marcher une 20aine de minutes dans les rues (ce n’est pas très bucolique). En fin de journée hors saison, nous avons trouvé une place dans cette rue. En revenant le lendemain tôt pour notre randonnée (cf plus bas), nous nous sommes garés ici (toujours plus près !).
Randonnée jusqu’à la cala Marmols
Nous souhaitions démarrer notre randonnée au phare del Cap Salines mais la route est fermée ! Changement de plan : nous revoilà à la cala S’Almunia pour faire la randonnée à partir de là. C’est une très bonne alternative et je suis contente de revoir cette jolie crique bien plus calme de bon matin.
Nous marchons en longeant la côté jusqu’à la cala Marmols. Franchement, on adore cette rando (~12km A/R, facile) car on est absolument seul. Tout le long de la rando, on admire les panoramas et l’eau cristalline au pied des falaises. L’arrivée sur la crique est vraiment super : il y a seulement un bateau et personne sur la plage.



Finalement, en descendant sur le sable, on remarque une barque « abandonnée » avec des gilets de sauvetage, des bidons d’essence et quelques vêtements. Une embarcation de migrants ? Après m’être renseignée sur Internet, c’est possible. Il faut bien admettre que ça fait bizarre.
Nous profitons de la tranquillité des lieux pour nous baigner. On a donc la confirmation qu’il est possible, en 2025, d’être seuls sur une plage à Majorque ! Le vent souffle assez fort, nous nous posons donc sur les hauteurs pour prendre notre pique-nique sans être gênés par le sable. Petit à petit, d’autres binômes arrivent sur la plage. Lorsque nous repartons, nous sommes moins d’une dizaine sur place, ça reste très raisonnable.





Ne nous avouant pas vaincus après la route fermée du matin, nous sommes allés au phare du Cap des Salines en fin de journée pour profiter du coucher de soleil. La vue sur la petite île de Cabrera, juste en face, est superbe mais nous subissons une véritable attaque de moustiques (malgré le répulsif vaporisé allégrement) et devons fuir les lieux la queue entre les jambes, terrassés par ces petites bêtes assoiffées de sang !



Cala Pi
Avant de prendre notre avion, nous nous octroyons une dernière baignade dans une nouvelle crique : la Cala Pi. Honnêtement, nous passons un très agréable moment car nous sommes sur place relativement tôt et qu’il est vraiment difficile de ne pas être séduit par les eaux translucides de l’île mais on y ressent très fortement la pression touristique. Le sable est très tassé, les gens s’agglutinent très tôt sur place et c’est probablement l’eau la moins propre que l’on ait vu de notre séjour. Je ne recommanderais pas de passer une semaine ici.


Où manger à Santanyi ?
J’ai deux adresses à vous recommander à Santanyi : Gra Irish Gastropub, une sorte d’irish pub mélangé à un délicieux restaurant vegan, que j’ai adoré et Can Gelat, un bar à tapas sympathique.


Bilan de cette semaine à Majorque fin septembre
Signe que nous avons été conquis : nous pensons revenir à Majorque pour un deuxième séjour. Nous n’avons pas eu le temps de découvrir tous les points que j’avais noté, notamment Alcudia, Sa Calobra, faire un tour à Palma et plus de randonnées dans les montagnes de l’ouest de l’île.
Une semaine à Majorque : ce qu’on a aimé 👍
- Se baigner dans une eau transparente, propre et vraiment bonne fin septembre
- Les paysages, plus variés et plus verts, que ce à quoi je m’attendais
- La tranquillité dès qu’on marche un peu
- L’offre de randonnées assez large (on a pas eu le temps de faire tout ce que j’avais repéré)
Une semaine à Marjoque : ce qu’on a moins aimé 👎
- La pression touristique que l’on ressent sur l’île : habitués à voyager à cette période de l’année, on est habituellement plus tranquilles (je pense vraiment qu’en été, il est possible de ne pas trouver de place pour se poser sur sa serviette…)
- Le prix des logements (assez chers pour une qualité relative)
- Le manque d’interaction avec les locaux qui ont l’air de n’apprécier que moyennement la quantité de visiteurs


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