D’après mes parents, je suis fan des combis Volkswagen depuis que je suis petite. Mais je crois que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la « vanlife » pendant notre voyage en Asie. Il s’est donc écoulé plus de 3 ans avant qu’on saute le pas et achète le notre. Et, en matière de van, je pense qu’il est bon de savoir prendre son temps.

Pourquoi acheter un van ?

Déjà, ce mode de vie ne conviendra pas à tout le monde. Avant d’acheter un van ou un fourgon aménagé, je vous conseille vraiment d’essayer ce mode de voyage, en en empruntant ou louant un quelques jours. Si les réseaux sociaux mettent en avant la liberté que procure un van, il y a évidemment des contraintes… Spontanément, je pense au peu d’espace, au confort limité, au ménage et rangement constants et au fait de sans cesse devoir chercher un endroit où dormir.

Vincent avait l’habitude de partir en camping-car et caravane avec sa famille mais de mon côté, c’était un monde inconnu. On a eu la chance de pouvoir tester le petit van de ses parents pour nos premières escapades (dans l’Est de la France, en Auvergne, dans le Var et dans le Luberon).

Ce qui nous plaît dans les voyages en van, c’est :

  • la spontanéité (rien besoin de réserver ou prévoir à l’avance),
  • le fait de passer beaucoup de temps dehors et dans la nature (j’avoue, c’est tout de suite moins drôle quand il pleut),
  • les économies dans certaines destinations (quand les hébergements et la nourriture coûtent chers),
  • le fait d’avoir sa maison avec soi et, malgré ce qu’on peut penser, un certain confort (par rapport à la vie de backpackers, on peut emmener plein de choses dans un van)
  • le bon compromis entre confort et manœuvrabilité, par rapport à un camping-car

Aménager son van soi-même ou acheter un fourgon prêt à l’emploi ?

Il n’y a évidemment pas de bonne ou de mauvaise réponse, ça dépendra de chaque personne mais aussi de chaque projet.

La mode de la « vanlife » met beaucoup en avant les vans « self-converted » (aménagés soi-même) et clairement, ça fait rêver ! L’avantage est évident : vous choisissez exactement votre aménagement, la disposition et la taille des meubles, vous pouvez adapter le circuit électrique à vos besoins, vous faites une déco sympa, vous mettez uniquement les équipements utiles à votre mode de vie (chauffage, panneaux solaires, douche), etc. Généralement, c’est aussi un moyen de faire des économies. Les fourgons aménagés neufs sont très chers.

De notre côté, on a pas fait ce choix pour plusieurs raisons. Nous habitons un appartement au centre de Nantes et n’avons pas d’endroit où bricoler et aménager un van pendant plusieurs mois. Ce point était déjà un gros frein, malgré notre attrait pour l’expérience. Aménager son van est un projet de longue haleine qui nécessite du temps, de l’espace, des outils et pas mal de motivation !

Un deuxième point a joué dans cette décision. Pour assurer un véhicule en tant que camping-car (et donc assurer aussi les affaires à l’intérieur), ce que l’on voulait absolument faire, il faut avoir le statut VASP sur sa carte grise. C’est possible de l’obtenir en aménageant son van soi-même mais c’est beaucoup de démarches et paperasse. Pour une première expérience, on avait la flemme.

Enfin, nous avons pensé à la revente. Les fourgons aménagés par des professionnels du camping-car ont l’avantage de plaire aussi aux « retraités », ce qui nous donne un nombre d’acheteurs potentiels plus large, qu’avec un van aménagé par nos soins. Si je résume, pour notre premier van, on a opté pour l’option qui nous semblait la plus simple et la moins chronophage, pas forcément celle qui nous faisait le plus « rêver ».

Acheter un van : quel modèle et quelle taille ?

Là encore, pas de bonne réponse ! Il vous faut connaître vos besoins : souhaitez-vous passer sous les barres à 2m pour vous garer partout ? Une douche à l’intérieur ? Pouvoir être debout dans votre van ? L’eau chaude et un chauffage ? Un 3ème couchage ? Et ainsi de suite !

Par exemple, pour partir quelques mois en Europe*, nous voulions :

  • tenir debout à l’intérieur (pour les jours de pluie et ne pas faire la vaisselle pliés en deux)
  • ne pas devoir déplier / replier le lit tous les jours (pour le transformer en espace « salon »), c’est-à-dire avoir un lit fixe
  • maximum 100-130k kilomètres
  • l’homologation VASP
  • des toilettes (ou la place pour en ajouter) chimiques ou sèches, peu importe
  • idéalement, pouvoir passer de la cabine avant à l’espace de vie (pas de cloison) et des sièges pivotants
  • tout un tas de critères mécaniques conseillés par le père de Vincent (avec des années à éviter sur certains modèles, etc.)

*À noter que pour un autre contexte, typiquement si nous achetions un van « juste » pour partir le week-end et quelques vacances, on n’aurait clairement pas listé les mêmes besoins : tenir debout et les toilettes ne deviennent plus prioritaires. Pour des courts séjours, on préfère pouvoir se garer partout sans contrainte de hauteur.

Ensuite, c’est un peu le hasard des visites qui fait le reste ! Nous avons visité des vans aménagés par des particuliers (quand homologués VASP) et des fourgons aménagés constructeurs. Parfois, on savait rapidement que ça ne nous conviendrait pas. Par exemple, on a visité un joli van, aménagé par des particuliers, mais dans lequel le lit ne faisait que 1m70 de long (on est tous les deux assez grands). Parfois, on a beaucoup hésité… Je me suis aussi rendue compte que je ne me voyais pas conduire un bousin de 7m de long. Puis, on a fini par craquer pour Karmy et son petit gabarit !

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de ce bon article très détaillé.

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