Nous sommes rentrés depuis 1 mois. Déjà ! Il est temps de faire un bilan de ce road-trip de 6 mois en Europe. Quel itinéraire pour notre tour d’Europe en van ? Quels conseils on aurait aimé lire avant de partir ? Quels sont nos coups de cœur ? Mais aussi, quel est notre budget pour ce road-trip en van ?

6 mois en van en Europe : notre itinéraire

L'itinéraire de notre road-trip en Europe en van

Nous n’avons pas essayé de visiter les pays où nous sommes allés en entier ; nous nous sommes concentrés sur une région du pays pour ne pas courir partout. Nous avions déjà visité la plupart des capitales, nous n’y sommes donc pas retournés (sauf Oslo, Belgrade pour voir une amie et Rome pour prendre un ferry). Au total, nous avons tout de même roulé 21 000 km en 6 mois (de juillet à décembre).

Où faire un road-trip en van en Europe ?

Les pays le + adaptés à la vanlife

L’Espagne est vraiment un pays où il est facile de voyager en van. On trouve facilement des endroits où dormir (nous étions en basse saison) et il y a énormément d’aires avec les services dédiés (eau, vidange, parfois même électricité gratuite). Arrivant d’Albanie et d’Italie, on a aussi trouvé que les spots étaient globalement très propres (peu de déchets).

Selon nous, la Grèce arrive juste derrière en 2ème position ; elle nous a offert les plus beaux spots dodo (avec souvent des vues incroyables sur la mer) mais il y a un vrai manque de services pour camping-car (ce qui fait qu’on n’utilisait pas nos toilettes pour ne pas avoir à les vider, ça peut être embêtant pour certains).

Je souligne aussi l’accueil extrêmement agréable et chaleureux des albanais. C’est, sans aucun doute, le pays où on s’est senti le plus les bienvenus.

Enfin, la Norvège est souvent perçue comme un pays idéal pour voyager en van. C’est vrai qu’on y trouve tout ce qu’il faut, dans un cadre enchanteur, mais nous avions probablement une vision idéalisée. En été, les spots park4night sont très remplis, notamment parce que c’est un pays avec peu de routes et beaucoup de montagnes. On a trouvé que la Norvège était un peu dépassée par le succès de la vanlife.

Les pays les – adaptés à la vanlife

Pour nous, c’est l’Autriche ! Beaucoup d’interdictions, pas du tout d’aires de services et tous les bords de lac sont difficiles d’accès… Comme nous n’y étions qu’une semaine, ce n’était pas vraiment un problème mais ça ne donnait pas envie de rester plus. Pour avoir discuté avec d’autres voyageurs, il semble que l’est du pays (et les environs de Graz) soit plus adapté, avec d’avantage d’aires de services.

Je ne recommanderais pas le sud de l’Italie en haute saison. On voit bien qu’il y a énormément d’interdictions de stationnement sur les côtes l’été, très peu d’aires de services et de nombreux problèmes de cambriolage. En octobre, c’était plus facile !

Road-trip en Europe en van : nos 4 coups de cœur

Pour Vincent :

  • La route panoramique du Grossgloackner en Autriche
  • Les déserts espagnols
  • Les routes en Norvège
  • Les petites criques albanaises

Pour Marion :

  • Le Péloponnèse en Grèce
  • Le désert de Gorafe en Espagne
  • La route panoramique du Grossgloackner en Autriche
  • La route panoramique Aurlandsfjellet en Norvège

157 nuits en van pendant ce road-trip en Europe : où avons-nous dormi ?

Nous ne souhaitions pas dormir uniquement dans notre van et avions prévu un petit budget « logements et camping » afin de varier les plaisirs. Au final, nous avons passé :

  • 16 nuits dans des logements (hôtel et Airbnb),
  • 16 nuits dans des campings et aires pour camping-car

32 nuits sur 157 dans des « hébergements », soit 80% du temps en camping sauvage. En fait, ce pourcentage est très variable d’un pays à l’autre, on a surtout pris des logements quand la météo était mauvaise ou qu’on ne trouvait pas de lavomatic. Si on retire la semaine en Grèce avec mes parents (7 jours de suite dans un logement), nous arrivons à 83% en camping sauvage, ce qui reflète sûrement plus la réalité de notre voyage.

À noter que je ne fais ce calcul que sur les nuits hors de France car nous nous sommes fait hébergés chez des proches lorsque nous étions en France (pendant environ 15 jours de voyage).

Tops et flops de la vie en van

Ce qui nous a le plus manqué

La réponse est assez rapide : Internet illimité. De base, nous sommes deux gros consommateurs de vidéos et de séries. Vincent a travaillé (à distance) une partie de notre voyage et je partage beaucoup sur les réseaux et ce blog. Notre situation ne s’applique donc pas nécessaire à tout le monde mais nous avions clairement sous estimé notre besoin en Giga !

Ce à quoi on ne s’attendait pas

  • Les gens qui se collent à ton van sans te demander ou même t’adresser la parole (alors qu’il y a pleeeeeein de place). On est étonné par ces gens (souvent allemands) qui n’aiment visiblement pas être seuls sur les spots en pleine nature : pourquoi faire du camping sauvage dans ce cas ?
  • La fatigue générale liée à la conduite, à l’entretien du véhicule et à l’intendance quotidienne de la vie en van. Je sais que ça paraît fou de dire ça mais on a trouvé qu’on avait beaucoup moins de temps libre qu’en voyageant en sac à dos en Asie.
  • Une bonne surprise aussi : on ne s’est jamais fait dégager d’un spot par la police ou des habitants.

Ce qu’on aurait fait différemment

  • Plus préparer notre itinéraire et nos visites (se renseigner sur les lieux à voir) pour « gagner du temps » pendant le voyage. C’est ce qu’on avait fait avant de partir pour 7 mois en Asie et finalement, c’est ce qui nous convient le mieux !
  • Souscrire à un forfait Internet avec plus de Giga à l’étranger
  • Remplacer le petit barbecue par un canoë gonflable ! Comme on ne se douchait par tous les jours, ça nous saoulait de sentir le feu alors qu’on a eu envie plein de fois de faire du canoë.

Road-trip en Europe en van : les conseils pratico-pratiques mais bien utiles

Les conseils qu’on aurait aimé lire avant de partir

  • Les bibliothèques offrent gratuitement des WC propres, accès à Internet et un endroit confortable où se poser quelques heures. Ne sous-estimez pas les bibliothèques ! Les centres commerciaux sont aussi une option mais c’est plus bruyant.
  • Il est possible de vider ses eaux grises dans les car wash, surtout en privilégieant ceux ouverts 24h/24 où il n’y a pas forcément de staff. Comme on n’utilise jamais de car wash en France, on n’y a pas pensé avant d’être en Autriche sans savoir où jeter nos eaux sales (ça ne solutionne pas la vidange des WC mais c’est un début).
  • Investir dans une bouillotte pour les périodes froides (ça vaut vraiment le coup, promis).
  • Prendre un adaptateur pour votre bouteille de gaz (les systèmes français et allemand sont incompatibles par exemple) et, si vous avez la place, partir avec 2 bouteilles. En Albanie et en Italie, nous avons pu faire recharger notre bouteille vide, ça permet d’en avoir toujours une sous le coude.

Les conseils qu’on a suivi et qu’on a trouvé vraiment utiles

  • Prendre des outils : il y a toujours un truc à réparer sur un van et c’est plus facile si on a quelques outils ! De notre côté, on a dû changer la batterie cellule, remplacer les joints de la trappe pour les eaux sales (située sous le van) et faire réparer un pneu percé. On a aussi démonté une protection murale car on soupçonnait une infiltration d’eau (finalement j’ai seulement trouvé une bonne couche de poussière). Et sûrement d’autres choses que j’oublie !
  • Se doucher dans les piscines
  • Pour les pays nordiques et l’Allemagne : télécharger les applications EasyPark et Parkster pour payer les stationnements en ligne. Leur utilisation est très courante.
  • Se renseigner sur les modalités d’accès aux autoroutes : certains pays font payer des vignettes (Autriche et Slovénie), d’autres ont des systèmes informatisés qui scannent vos plaques, il faut donc s’enregistrer sur un site web (Norvège). Le savoir en amont évite un petit moment de panique après la frontière !

Nos ressentis sur la vie en van en Europe

Ce qu’on a le plus aimé dans la vie en van

  • Avoir chaque jour une vue différente. Voyager en van, c’est pouvoir dormir les pieds dans le sable en Grèce, au pied d’une cascade en Norvège, dans les champs en Allemagne… mais aussi sur un parking pourri en Espagne !
  • Aller facilement où on a envie, sans être dépendant des transports en commun. En van, on peut facilement se rendre dans des coins reculés ou passer quelques jours perdus dans la nature.
  • De la même manière, j’ai apprécié que l’on puisse cuisiner nos propres repas. En Europe, c’est beaucoup moins marqué mais franchement je me souviens qu’à la fin de nos 7 mois en Asie, je n’en pouvais plus de manger « local ». C’est chouette aussi de pouvoir manger ce qu’on aime (et ça permet des économies).
  • Par rapport à la vie en sac à dos, un certain confort puisqu’on a beaucoup plus d’affaires et la sensation d’être partout chez nous (si la météo évolue en cours de journée, hop on peut se changer facilement !).

Ce qu’on a le moins aimé

  • Le stress de se faire cambrioler le van, surtout dans les grandes villes. Quand on laisse son van quelques heures, on a vraiment la sensation de laisser toute sa maison sans surveillance…
  • Les jours de mauvais temps, on tourne vite en rond. Déjà que de base, mon humeur est très dépendante de la météo, c’est accentué dans la vie en van. Ceci dit, ce n’était pas une surprise ; à l’origine, nous souhaitions partir de fin avril à fin octobre mais pour des raisons professionnelles, nous avons dû décaler de quelques mois. D’ailleurs, au-delà de la météo, il faut aussi prendre en compte la durée d’ensoleillement (par exemple, en Italie en hiver, il fait nuit à 16h30 alors qu’à la même période en Espagne, nous avions de la lumière jusqu’à 18h).
  • Les déchets ! Franchement, c’est pénible d’arriver sur un spot pour la nuit et d’y trouver des emballages plastiques… J’ai ramassé je ne sais pas combien de sacs poubelle, c’est triste.

Notre budget pour 6 mois de road-trip en Europe en van

Parce que c’est le nerf de la guerre, parlons argent ! Nous avons dépensé 10 000 € pour deux, soit environ 850 € par mois chacun. La répartition des dépenses est la suivante :

  • 3400 € en essence (jusqu’à 2,4€/L en Suède),
  • 3400 € en nourriture (dont 1400 € de restaurants, snacks et bars),
  • 1200 € en péages, parkings, ferries (4 ferries pris entre des pays) et transports en commun,
  • 900 € en visites et souvenirs (on a acheté nos cadeaux de Noël sur la route),
  • 800€ en logements et campings,
  • 500 € pour la « vie en van » (réparations de Karmy, téléphonie, gaz, laveries, douches, car wash, etc.), dont 180€ pour le changement de la batterie cellule en Autriche.

Il est complètement possible de dépenser moins d’argent : en ne prenant aucun logement, en allant moins régulièrement au restaurant et en roulant beaucoup moins. C’est vraiment basique mais moins vous faites de kilomètres, moins vous dépensez d’essence ! Dans la même veine, ne roulez pas trop vite, ça fait une vraie différence. En nous limitant à 90km/h, nous avons fait du 8,8L pour 100km.

De notre côté, nous avons commencé par les pays les plus chers où nous nous sommes bien restreints (aucun restaurant, quasiment aucune activité payante, etc). Le budget n’est pas le même selon les pays où vous vous rendez. Pour donner un exemple : nous avons dépensé autant en 1 mois en Grèce qu’en 15 jours en Norvège, alors que nous avions énormément de nourriture en stock à notre arrivée chez les Vikings.

Évidement, il faut ajouter à cela les assurances (800€ pour 6 mois pour notre véhicule et notre santé) et l’achat du fourgon. Nous avons acheté Karmy exclusivement pour ce voyage. Notre achat prenait en considération cette volonté de le revendre, comme expliqué dans cet article. En effet, vivant en centre ville, nous n’avons pas la place pour le stocker et, pour des vacances et week-ends, nous préférons un modèle plus petit et passe-partout.

Même si c’était avec un (gros) pincement au cœur, nous l’avons vendu très vite, seulement 15 jours après notre retour. Depuis le Covid, le marché est tendu car il y a plus de 2 ans d’attente pour les véhicules neufs. Nous avons ainsi vendu Karmy au prix où nous l’avions acheté avant le départ, c’est pourquoi je compte 0€ de budget pour le fourgon. C’était aussi l’une des raisons qui nous motivait à le vendre ; plus nous le gardions, plus il perdait de la valeur.

Voilà, mon bilan s’achève ici. S’il vous reste des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire ou à m’écrire sur Insta. Bon voyage sur les routes d’Europe !

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