Côte est de l’Espagne : que visiter entre Barcelone et Valence ?

Partis de Rome, nous arrivons à Barcelone après 20h de ferry (via la compagnie Grimaldi Lines). Au volant de notre van, nous souhaitons longer la côte est de l’Espagne vers le sud. Alors, que faire et que visiter entre Barcelone et Valence ?

En prenant l’autoroute gratuite (AP-7), le trajet entre Barcelone et Valence dure environ 3h40. Mais ce serait dommage de ne rien visiter en chemin ! Nous avons vraiment apprécié cette semaine passée sur la côte est de l’Espagne.

Dans cet article, je vous présente nos 6 étapes entre Barcelone et Valence. Vous pouvez aussi retrouver notre itinéraire sur Google Maps.

Se pâmer devant le cloître gothique du monastère de Santes Creus

Ce monastère paisible, fondé en 1160, nous a vraiment séduit ! Comme souvent en Espagne, un QR code permet de télécharger un audioguide (disponible en français). Nous l’avons trouvé très bien fait, informatif mais pas trop long.

Le cloître gothique est sans aucun doute la partie la plus esthétique de l’abbaye, il m’a rappelé le monastère Dos Jerónimos à Lisbonne. Mais le reste de la visite se révèle également très intéressante, l’audioguide nous donne des informations sur la vie menée par les moines (et spoiler : ça avait pas l’air très fun).

Dans l’église, on découvre les sépultures de deux rois de la couronne d’Aragon, Pierre III et Jacques II d’Aragon. Celle de ce bon vieux Pierrot a réussi à parvenir jusqu’à notre époque sans avoir été pillée. Une vidéo montre son ouverture par les scientifiques, c’est assez étonnant de visionner ce type de contenu dans une église !

Notre deuxième étape entre Barcelone et Valence : Miravet et les gorges de Fontcalda

Miravet est un petit village qui surplombe les méandres de l’Èbre. Perchée sur les hauteurs, la forteresse domine les environs. Au fil des siècles, celle-ci est passée entre plusieurs mains : arabes, Templiers et armée du royaume d’Aragon. Bref, une histoire bien mouvementée pour un village si tranquille le jour de notre visite !

Ne manquez pas la vue sur le village depuis le ponton sur la rivière et ce point de vue, accessible à pied uniquement, sur l’église et l’Èbre en contrebas. Même si nous n’en n’avons pas profité, le village est également connu pour ses poteries, il y a plusieurs ateliers. Nous préférons profiter du beau temps pour aller aux gorges de Fontcalda, située à une quarantaine de minutes du village.

Informations pratiques

L’entrée du château est payante (3,5€ par personne). Vous pouvez y monter à pied depuis le village ou en voiture. Même si vous ne visitez pas le château, vous pouvez admirer la vue dégagée depuis son parking, c’est ce que nous avons fait.

Sur Google Maps, on peut lire « La Fontcalda (warm sprint) ». À mon avis, cette appellation est un peu trompeuse : nous avons cherché la source chaude quelques temps… Pour cause, l’eau est plutôt tiède et s’écoule dans un petit bassin en pierre avec très peu de profondeur (d’après nous, à peine un pédiluve 😂). Bref, il ne faut pas se déplacer en espérant un bain chaud !

En revanche, les gorges en elles-mêmes sont superbes et méritent le détour. L’eau est certes fraîche mais transparente et invite à la baignade. Nous avons longé le sentier qui permet de découvrir la succession de piscines naturelles, c’est une balade agréable, même si assez rapide. Une dame nous a expliqué qu’en été c’est bondé mais fin octobre c’était très tranquille.

Où se garer pour visiter La Fontcalda ?

Une ancienne voie de chemin de fer a été convertie en piste cyclable. Nous nous sommes garés sur le parking de cette ancienne gare qui permet de rejoindre les gorges très facilement en 15 minutes de marche.

Se prendre pour un flamant rose dans le delta de l’Èbre

Le delta de l’Èbre est une presqu’île vaste et diversifiée, avec des plaines cultivées, des rizières, des lagunes, des salines et de longues plages de sable. Nous y passons une journée très agréable. Attention tout de même aux moustiques qui deviennent voraces dès la nuit tombée (nous sommes pourtant mi octobre).

Nous commençons par admirer les flamants roses, qui sont très nombreux dans le delta (et aussi très bruyants, je ne m’y attendais pas). Il faut absolument avoir des jumelles pour les voir le mieux possible car ils ne sont pas tout prêt. C’est un superbe spectacle de les voir s’envoler, on distingue parfaitement le rose sur les ailes.

Nous profitons ensuite d’une petite baignade bien méritée sur la longue plage del Trabucador. Si les rizières ne nous ont pas impressionnées plus que ça (aucune rivalité avec le Vietnam ou l’Indonésie 🤷‍♀️), on a quand même beaucoup aimé ce coin de nature.

Observer les flamants roses : une visite entre Barcelone et Valence

Où dormir en van dans le delta de l’Èbre ?

Il est interdit de dormir à proximité des plages mais il y a plusieurs spots park4night sur les bras de la rivière. Nous avons passé une nuit très calme sur ce spot.

Revenir à une vie citadine à Tarragone

Tarragone n’était pas prévue à notre itinéraire, c’est le temps maussade qui nous a amené à passer une journée en ville. Même si nous avons passé une journée agréable, je n’ai pas trouvé que la ville soit incroyable. Mais c’est bien normal, on ne peut pas trouver tout magnifique et incontournable 😉

Tarragone étant une ancienne colonie romaine, on peut découvrir plusieurs ruines de cette époque à travers la ville, principalement l’amphithéâtre. Si, comme nous, vous faites partie de la team radins bons plans, vous pouvez l’admirer depuis la rue, avec la mer en arrière-plan.

Après avoir quitté la balade sur le Balcon de la Méditerranée, nous déambulons dans les ruelles de la vielle ville, entre les façades colorées et les terrasses où s’entassent les espagnols à toute heure, jusqu’à la fameuse cathédrale. Si nous admirons les sculptures sur sa façade, nous ne visiterons pas l’intérieur (payant).

Avant de quitter la ville, nous avons également été jeter un œil à l’aqueduc. Ce qui est très chouette, c’est que l’accès est gratuit, y compris pour le traverser. Je suis d’ailleurs étonnée que ce soit si étroit, on peut à peine croiser les gens qui le traversent en sens inverse. En revanche, bien qu’entouré de végétations, il est vraiment proche de l’autoroute, ce qui gâche un peu le plaisir à mon sens.

Où se garer gratuitement à Tarragone ?

Nous avons trouvé une place dans ce parking au bout du port. Comptez ensuite une petite demi-heure de marche pour atteindre la vieille ville. Si vous êtes en van, c’est possible d’y dormir, l’endroit est étonnement calme.

Profiter de l’air de la mer à Peníscola

Peníscola est une station balnéaire qui fait partie des Plus Beaux Villages d’Espagne. La vieille ville et son château, construit par les Templiers, sont situés sur une presqu’île rocheuse. Initialement, celle-ci n’était reliée à la côte que par une bande de sable.

Juste à la sortie de la presqu’île, on peut profiter d’une grande plage de sable. La station balnéaire s’étale ensuite tout le long de la côte avec ses grands immeubles sans âme. Mais la vieille ville mérite une balade ! On se perd dans les ruelles pavées, on admire les vues sur la mer, on joue avec les chats.

De par sa situation géographique, la ville a occupé une position stratégique, en tant que port avec l’exportation d’huile et de vin. Plus inattendu, Peníscola est aussi connue comme « ville papale » (au même titre que Rome et Avignon) car au 15ème siècle le château accueille le Pape Luna, après que celui-ci soit accusé d’hérésie et excommunié.

Où se garer gratuitement à Peníscola ?

Ce parking en terre fait tout à fait l’affaire. Comptez environ 15 minutes à pied pour atteindre la vielle ville (c’est encore plus rapide pour la plage).

Se baigner dans les eaux translucides de la ruta del agua de Buñol

Sans aucun doute, mon étape préférée de cette partie de notre road-trip ! J’ai adoré me balader le long des bassins, depuis le parking (cf les informations pratiques plus bas) jusqu’à la cascade.

Lors de notre passage (mi octobre), la plupart des visiteurs se contentaient d’admirer la grande cascade (« Cueva del Turche »). Située dans une sorte de cirque naturel et haute de 60m, c’est vrai qu’elle est impressionnante. Le reste de la balade (le long de « Charca de las Palomas ») est donc très tranquille, et tout aussi plaisant à mon humble avis.

En remontant de la cascade, nous avons chaud et ne résistons pas à un petit bain, d’autant que nous sommes seuls. L’eau est froide mais il fait encore chaud à l’extérieur, nous passons un super moment !

Où se garer gratuitement ?

Si, comme nous, vous indiquez « Cueva de la Turche » dans votre GPS, vous arriverez à un grand parking bien indiqué. Attention, il coute 5€, peu importe que vous restiez la journée ou simplement 1h. Il suffit d’emprunter un chemin tout à fait praticable pour se garer gratuitement (il est possible de dormir sur place si vous êtes en van).

Bilan de notre road-trip entre Barcelone et Valence

Notre séjour en Espagne démarre sous les meilleures auspices, nous sommes enchantés par nos découvertes et avons hâte de voir ce que le sud du pays nous réserve ! Nous ne nous attendions pas à un pays si diversifié, avec une nature impressionnante.

Visiter la Catalogne mi-octobre permet de profiter d’une météo très agréable, sans les foules touristiques de la saison estivale. Attention tout de même, les espagnols sont de sortie le week-end, nous voyons vraiment la différence par rapport aux jours ouvrés !

Pour cette semaine entre Barcelone et Valence, nous avons :

  • Parcouru près de 1000km sur la côte est de l’Espagne (sans difficulté car les routes espagnoles sont en bien meilleur état que les routes italiennes ou albanaises) ;
  • Dormi en camping sauvage à 100% ;
  • Mis l’essence la moins chère depuis notre départ (et ça fait du bien !) ;
  • Mangé dans deux restaurants (à Tarragone et Peníscola) ;
  • Rencontré Ivan et Solenne, sans oublier leur chien Buzz, deux voyageurs en van.

Road-trip en van : une semaine dans le sud de l’Albanie

Après 1 mois en Grèce avec notre van, nous passons une semaine dans le sud de l’Albanie. Notre itinéraire exact n’est pas forcément le plus logique car je fête mes 30 ans durant notre séjour et nous avons réservé un hôtel sur la côte pour l’occasion.

Globalement, notre semaine dans le sud de l’Albanie nous emmène des ruines de Butrint à la fameuse ville de Berat. Voici notre itinéraire sur Google Maps et les détails des étapes ci-dessous :

Informations pratiques

L’utilisation de la carte bleue n’est pas toujours possible en Albanie, y compris pour mettre de l’essence par exemple. Quelques soient les frais de votre banque à l’étranger, les distributeurs albanais vous prennent environ 6€ par retrait. Nous vous conseillons plutôt d’emmener des euros et de les échanger contre des leks, c’est ce qui était le plus avantageux lors de notre venue.

Le site archéologique de Butrint, notre point de départ dans le sud de l’Albanie

Quand on arrive par le sud du pays, il faut traverser un petit canal pour atteindre le site de Butrint. Nous sommes en Albanie depuis seulement 15 minutes et nous embarquons déjà Karmy sur un bac en bois tiré par un treuil, ça promet !

Le site archéologique de Butrint est entouré par la nature, ce qui rend la visite vraiment agréable. Des bâtiments (église, remparts, habitations, fontaines. etc.) et objets de différentes époques y ont été retrouvés, depuis l’Âge de Fer jusqu’au Moyen Âge. Un petit musée succinct permet de découvrir les statues et objets retrouvés parmi les ruines.

Le théâtre est particulièrement impressionnant mais l’ensemble des ruines sont intéressantes. Le circuit est facile à suivre, avec des panneaux d’information en anglais. Les mosaïques au sol de plusieurs bâtiments sont malheureusement recouvertes de sable pour leur protection. Seul un petit espace est visible, c’est un peu frustrant même si compréhensible. Nous avons apprécié cette visite, malgré une météo peu favorable !

Informations pratiques

Comptez environ 2 heures sur place, peut-être un peu plus par beau temps.

Le ticket d’entrée coûte 1000 leks par personne. La carte bancaire n’est pas acceptée mais il est possible de payer en euros (9€ par personne) si, comme nous, vous venez d’arriver dans le pays et n’avez pas encore de leks.

Gjirokastër

Nous rejoignons Gjirokastër par une belle route récente, qui n’était d’ailleurs par sur l’un de nos GPS. Nous traversons les montagnes, c’est très beau malgré la brume ce jour-là. Il y a même une source d’eau pour recharger notre van en chemin.

Situé sur les hauteurs de la ville, le vieux quartier de Gjirokastër est charmant. On y flâne avec plaisir ! De vieilles maisons en pierre dominent la vallée où est installée la ville « moderne » (peuplée d’imposants immeubles à l’apparence délabrés).

Les rues pavées mènent au château de Gjirokastër (400 lekks / personne). Les chats roupillent sur les toits de pierre. Au coin d’une rue, c’est une mosquée et son minaret qui nous accueillent, nous rappelant qu’une majorité d’albanais sont musulmans. Entre deux boutiques, un petit escalier discret mène à une place en hauteur d’où on admire la vue environnante (suivre le panneau « Obelisku »).

Depuis Gjirokastër, nous faisons l’aller-retour jusqu’aux sources d’eau chaude de Benje (« Kaduit Bridge » sur Google Maps). Honnêtement, je n’ai pas été subjuguée par cette excursion, même si la météo pluvieuse n’a sûrement pas aidé… À mes yeux, la grande quantité de véhicules aménagés (j’en ai compté une trentaine) gâchait un peu l’aspect naturel de l’endroit. Par temps plus clément, nous aurions peut-être suivi l’un des sentiers de randonnée.

Mosquée de Gjirokaster, l'une des villes les plus connues du sud de l'Albanie

Où dormir en van à côté de Gjirokastër ?

Nous avons passé deux nuits sur ce spot en bord de rivière. Nous étions seuls et, malgré la route de l’autre côté de la rivière, c’était très tranquille. Et surtout, nous avons eu la compagnie de la chienne la plus mignonne de toute l’Albanie !

Berat et les gorges d’Osum, l’incontournable du sud de l’Albanie

Présentée comme « la ville aux 1000 fenêtres », j’avais vraiment hâte de visiter Berat. J’ai beaucoup apprécié la ville, ce n’est pas pour rien que c’est la deuxième ville la plus visitée du pays (après Tirana) ! Mais j’ai aussi été bluffée par la nature environnante, dont je n’avais jamais entendu parler.

À Berat, il ne faut pas manquer :

  • La vue depuis le château de Berat (attention, ça monte sec depuis le centre), et notamment ce point de vue
  • Prendre un verre ou un café dans l’un des nombreux bars sur le Boulevard Republika
  • Se perdre dans les petites rues pavées des deux quartiers anciens, le long de la rivière Osum

Les habitants profitent de la fin de la saison touristique pour faire les travaux de voiries nécessaires. De nombreuses ruelles de la vieille ville étaient donc en travaux lors de notre passage. Ça ne nous a pas empêché d’y flâner pour admirer les anciennes maisons ottomanes, bâties en terrasse sur le flan de la colline. C’est ce patrimoine historique préservé (et inscrit à l’Unesco depuis 2008) qui fait tout le charme de la ville !

Bien que la ville soit très touristique, nous trouvons les habitants accueillants. Étonnamment, ils ne semblent pas lassés par ces visiteurs incessants. C’est d’ailleurs agréable de se balader hors de la vieille ville, dans les rues commerçantes où l’activité bat son plein.

Une fois que vous avez découvert la ville, je vous recommande de suivre la rivière pour découvrir les impressionnantes gorges d’Osum (Kanionet e Osumit, en albanais). Situées à seulement 50km de Berat, il faut tout de même compter une journée pour découvrir ce canyon car la route est sinueuse et plus ou moins défoncée.

La route qui longe les gorges d’Osum fait environ 13km. Il est possible de les admirer depuis plusieurs points de vue :

Enfin, vous pouvez vous rendre au pied du canyon et marcher sur quelques centaines de mètres à cet endroit. Un petit pont en bois (assez flippant, si vous voulez mon avis) permet même de traverser le canyon. En été, il doit y avoir une guinguette à cet endroit mais nous n’en voyons que des restes.

Informations pratiques

Ne vous fiez pas aux photos de la route sur Google Maps, toute la partie aux abords du canyon a été refaite récemment et est en bon état. Si vous n’avez pas votre véhicule, des excursions à la journée sont organisées depuis Berat.

Il est aussi possible de se baigner et de faire du rafting dans les gorges (du moins en haute saison, l’eau était très boueuse après les fortes pluies de fin septembre).

Nous profitons du chemin du retour vers Berat pour découvrir deux autres endroits : un pont en pierre (Kasabashi bridge) et la cascade Bogova. Nous apprécions ces deux arrêts, il faut dire que nous sommes seuls sur place, ce qui donne toujours plus de charme aux endroits.

La cascade est à peu près située entre Berat et le canyon d’Osum, parfaite pour un arrêt en chemin. C’est le seul endroit où nous avons le droit à une belle eau transparente malgré les pluies récentes, ça change ! En revanche, le chemin d’accès (15-20min de marche depuis le parking) était en travaux, la balade n’avait pas grand intérêt.

Himarë et la Riviera albanaise

À cause d’une météo pluvieuse à notre arrivée en Albanie, nous ne profitons pas autant de la côte que nous l’espérions. Les eaux turquoises et la proximité des montagnes, qui se jettent presque dans la mer, font la réputation de la Riviera.

Toutefois, à mon avis, ce ne sont pas les plages les plus incroyables d’Europe. On sent que la côte est très touristique et que les plages sont « envahies » et peu naturelles à la haute saison (bars, musique, parasols, transats). Honnêtement, je me suis demandée s’il était possible d’y trouver un coin pour poser sa serviette sans rien payer 🤷‍♀️

Pour fêter mes 30 ans, nous prenons 2 nuits d’hôtel à Himarë, ou plus précisément à la plage de Livadi, à côté de la ville. De cette grande plage, il est possible de rejoindre deux petites criques en une vingtaine de minutes de marche. Je vous déconseille l’accès en voiture, c’est vraiment une piste et il n’y a pas de parking au bout.

Hors saison, ces deux criques sont plus tranquilles (il n’y a aucune construction à proximité), notamment Gjiri i Akuariumit où nous nous baignons. Nous sommes d’abord seuls, puis rejoints par un autre couple, c’est vraiment super d’avoir cet endroit (presque) juste à nous. J’émets un petit bémol tout de même pour les nombreux déchets laissés sur place…

Quel hôtel choisir à Himarë ? Où dormir à Livadi Beach ?

Nous avons passé un excellent séjour au Dimitri Hôtel. Les chambres ont été récemment (re)décorées, c’est joli et fonctionnel, avec un grand balcon. En hors saison, c’était très calme et la petite piscine était suffisante. Le staff a été très attentionné à l’occasion de mon anniversaire, j’ai vraiment apprécié !

Départ pour l’Italie avec le ferry de Vlorë à Brindisi

Notre séjour en Albanie se termine sur la côte, à Vlorë où nous prenons un bateau pour les Pouilles en Italie. Nous aurions visité le reste du pays avec plaisir mais prendre le ferry nous permet d’économiser pas mal d’essence pour la suite de notre périple en van.

Nous passons plusieurs heures à Vlorë pour nous occuper de quelques aspects pratiques avant notre départ (remplissage du van en gaz et eau propre, notamment). La ville ne nous donne pas du tout envie : on est certes en bord de mer mais entouré de grands immeubles à n’en plus finir.

Les avis sur Internet ne donnent vraiment pas envie de prendre l’un des nombreux ferries entre l’Albanie et l’Italie. Nous avons opté pour le trajet le plus rapide : Vlorë / Brindisi (5h avec la compagnie Europeans Ferries) afin de limiter les dégâts et de ne pas passer la nuit à bord.

Finalement, à part le retard de 2h (sans aucune information donnée à bord), tout s’est bien passé. Le ferry était certes un peu vieux mais rien de catastrophique. Les billets sont un peu moins chers aux guichets du port qu’en ligne. Attention, il faut payer en liquide (leks ou euros). Avec notre van, pour un départ début octobre, nous avons payé 190€.

Que retenir de notre semaine dans le sud de l’Albanie ?

Ce qu’on a aimé dans le sud de l’Albanie 👍

  • Les albanais sont vraiment très accueillants et agréables. Parfois, ils nous ont salué chaleureusement en voyant notre plaque étrangère, d’autres fois ils nous ont indiqué le chemin avant même qu’on demande quoi que ce soit. On se sent vraiment bienvenus en Albanie !
  • Les prix peu élevés (par exemple, nous en avons profité pour recharger notre bouteille de gaz pour le van, 10L pour 13€), sauf le diesel malheureusement
  • La campagne albanaise, encore très authentique, avec des papis qui se déplacent à dos d’âne, des bergers qui surgissent d’un bosquet et bien sûr… de beaux paysages !

Ce qu’on a moins aimé dans le sud de l’Albanie 👎

  • Les déchets omniprésents (mais j’ai l’impression de dire ça pour tous les endroits visités, c’est déprimant)
  • La côte m’a un peu déçue ; on la sent un peu « bling bling » l’été et, hors saison, les plages font un peu abandonnées (avec les stocks de parasols et transats empilés par endroit)
  • La météo relativement pluvieuse lors de notre séjour fin septembre. Nous n’avons pas eu de chance (et les belles journées étaient très agréables) mais idéalement, privilégiez un séjour début septembre.

Road-trip en Grèce : 3 jours dans le Magne

Après les Météores, il est temps que je vous raconte nos 3 jours dans le Magne, de Kalamata à Gythio. Visiter cette petite péninsule du Péloponnèse, c’est partir à la découverte de maisons en pierre laissées à l’abandon, de montagnes arides et de petites criques aux eaux translucides.

Le Magne se prête parfaitement à un road-trip. On suit la route le long de la côte, de petits arrêts imprévus en petits arrêts imprévus. On s’arrête dans de minuscules villages, on flâne sur les hauteurs et on plonge dans les eaux rafraîchissantes des plages.

La péninsule est petite mais ne prévoyez pas de tout faire en une journée. Le Magne mérite au minimum 2 jours sur place. Chaque virage dévoile des paysages impressionnants ! On a vraiment beaucoup aimé ce petit coin de Grèce, bien préservé du tourisme de masse.

Nous vous conseillons de suivre la route qui longe la côte et de vous arrêter au grès de vos envies. Voici les 4 endroits que nous avons préféré lors de nos 3 jours dans le Magne et quelques conseils sur les plages où se baigner.

Les villages d’Areopoli et Limeni, deux incontournables pour un road-trip de 3 jours dans le Magne

Le minuscule village de Limeni est installé dans une anse aux eaux turquoises, c’est ravissant. Nous buvons un café frappé en observant deux tortues marines qui nagent juste en contrebas de la terrasse où nous sommes installés.

Non loin, la petite ville d’Areopoli mérite une balade ou de venir y dîner. Si la place principale n’a pas grand charme, les ruelles pavées et les jolies terrasses colorées incitent à une petite pause. On sent tout de suite qu’il y a ici plus d’animation qu’à Limeni !

Le point de vue sur le village abandonné de Váthia

Váthia est à l’image de la plupart des villages que nous traversons sur la côte ouest du Magne : désertée. À l’exception des hébergements touristiques, on dirait des villages fantômes !

Même si je pense que les locaux sont tout simplement partis vivre « en ville », ou en tout cas dans des endroits moins isolés, c’est assez déconcertant. Surtout que ce sont de belles maisons fortifiées, avec chacune leur tour carrée, c’est dommage de les voir tomber en ruine.

Un arrêt au bord de la route (sur la droite, après le village quand vous arrivez du nord) offre un joli point de vue sur le village, avec la mer en contrebas.

Randonner jusqu’au phare du Cap Tenaro

Il faut se garer sur le « parking » au bout de la route et suivre ensuite le sentier vers le phare (comptez environ 1h30 A/R). La balade offre de beaux panoramas, on a vraiment beaucoup aimé !

Les paysages verdoyants du nord de la péninsule ont laissé la place à des étendues pelées et arides, on se fait la réflexion qu’on dirait un peu Lanzarote. Le phare en lui même n’a rien d’exceptionnel, c’est un prétexte à la balade.

Attention, le sentier est facile mais en plein soleil, sans ombre. Prenez de l’eau et, en plein été, il vaut mieux venir en début ou fin de journée. En contrebas du parking, une petite plage (de galets) aux eaux cristallines permet aussi de se rafraîchir.

D’une manière générale, les paysages au sud de la péninsule, notamment autour du village de Porto Kagio, sont époustouflants ! Si le village en lui-même n’a pas d’intérêt, les petites routes sinueuses tout autour donnent envie de s’arrêter à chaque virage.

Manger une glace à Gythio

Gythio, c’est un peu le retour à la civilisation après quelques jours perdus sur des petites routes au bout du monde ! Précisons tout de même que l’on a remonté la côte Est un peu plus rapidement (du Cap Tenaro à Gythio). Je vois à cela deux raisons principales : il faisait moins beau et la côte Est du Magne nous a semblé plus habitée, moins mignonne et sauvage.

Après un arrêt plage (j’y reviens plus bas), nous arrivons à Gythio et y mangeons d’excellentes glaces, chez Vitorino. Même si nous y sommes en fin de journée, et que le soleil décline déjà, la balade aux abords du port est très agréable, avec le phare en ligne de mire.

À quelques minutes de la ville, vous pouvez découvrir l’épave du Dimitrio, échouée là depuis le début des années 80. C’est une étape recommandée par tous les voyageurs en van. Franchement, je ne ferais pas des kilomètres exprès mais si vous passez dans le coin, pourquoi pas ?

3 jours dans le Magne : où se baigner ?

À mes yeux, la péninsule du Magne n’est pas l’endroit idéal pour se baigner dans le Péloponnèse, on y trouve surtout des petites criques de galets. Les plages de sable sont principalement localisées dans la partie nord-est, aux environs de Gythio.

Nous nous sommes toutefois baignés à plusieurs reprises :

  • la petite plage de galets de Gerolimenas. Honnêtement, rien d’exceptionnel (on s’habitue à l’eau transparente 😇) mais ça fait du bien de se rafraîchir ! Plusieurs tavernes permettent de se restaurer au bord de l’eau.
  • la plage Marmari. Cette grande plage de sable est située dans le resort du même nom mais l’accès est possible gratuitement, il suffit de suivre les petits panneaux « beach » à partir de la réception.
  • ma préférée pour la fin : Skoutari Beach, une plage de sable avec un petit restaurant et une minuscule église orthodoxe les pieds dans l’eau.

Où dormir en van dans le Magne ?

Malgré des déchets bien présents, le Péloponnèse nous a offert parmi nos plus beaux spots en van. Il est assez facile de trouver des petits chemins isolés et d’avoir, au choix, de belles vues ou les pieds dans l’eau. Un vrai plaisir ! Voici les spots que nous avons testé dans le Magne :

D’une manière générale, vous pouvez retrouver la plupart de nos spots dodo sur mon compte Mapstr.

Road-trip en Bavière en van : de Nuremberg au lac Königssee

Après notre découverte du sud-ouest de la Suède, nous sommes arrivés dans le Nord de l’Allemagne par la mer. Ayant envie d’un road-trip en Bavière depuis longtemps, nous nous sommes concentrés sur cette partie du pays, de Nuremberg au lac Königssee.

La réputation de cette région allemande n’est plus à faire. Entre randonnées en montagne, baignades dans les lacs et balades dans de jolis villages, il y a de quoi faire !

Quel itinéraire pour un road-trip en Bavière en van ?

La Bavière est la plus grande région d’Allemagne (en terme de superficie), nous avons donc fait pas mal de kilomètres. Vous pouvez retrouver notre itinéraire sur Google Maps.

Nos étapes pour ce road-trip en Bavière :

Si vous arrivez directement de France en avion ou en train, Munich est un bon point de départ pour visiter la région. Nous ne nous y sommes pas arrêtés car nous y étions déjà allés (et même plusieurs fois pour Vincent), mais c’est évidemment une étape incontournable d’un road-trip en Bavière. N’hésitez pas y passer au moins deux jours complets.

Le château de Neuschwanstein, qui aurait inspiré celui de la Belle au bois dormant, fait généralement partie des incontournables de la région. Toutefois, le pont Marienbrücke offrant la célèbre vue dégagée sur le château est en travaux (jusqu’à l’automne 2022). Nous avons préféré passer notre tour pour cette fois.

Pour faire la totalité de ce road-trip en Bavière (Munich inclus), comptez au moins une semaine. Les temps de trajet représentent à eux-seuls une bonne journée de route.

Voyager en van en Bavière

Les allemands sont de grands fans de camping-cars et vans aménagés. En Norvège, nous avons croisé plus d’allemands que de norvégiens 😇 Il est donc facile de trouver des installations pour remplir sa cuve d’eau propre et vidanger ses eaux grises. Sur les autoroutes (autobahns) gratuites, certaines stations services proposent des douches (3€ là où nous nous sommes renseignés).

En revanche, nous avons trouvé que les spots dans la nature sont rares, et malheureusement souvent sales. De nombreux petits chemins sont fermés, privés ou interdits. Les camping-cars allemands semblent souvent passer la nuit sur des parkings en ville ou au bord de routes passantes.

Les parkings de départ de randonnée sont une bonne solution dans une grande partie du pays mais en Bavière, depuis quelques années, ils sont souvent payants la journée et interdits la nuit.

Rothenburg ob der Tauber

Rothenburg ob der Tauber est réputée pour être la cité médiévale la mieux conservée d’Allemagne, voire d’Europe. Malgré plusieurs tentatives de destruction (dont des bombardements en 1945), elle est restée à peu près similaire depuis la Renaissance.

C’est une petite ville très touristique mais nous nous y promenons vers 18h30, aka heure du dîner des allemands. Il y a donc du monde attablé en terrasse mais les petites rues sont loin d’être bondées. C’est un plaisir d’y flâner quelques heures en admirant les maisons à colombage. Je suis tombée sous le charme de cette petite ville.

Vie en van à Rothenburg ob der Tauber

Si l’envie d’une douche se fait sentir, n’hésitez pas à tester la piscine de la ville. En y allant vers 16h, nous avons payé 2,6€ par personne pour profiter d’une belle piscine extérieure et prendre une bonne douche chaude. En Allemagne et en Autriche, les prix sont souvent dégressifs au fur et à mesure de la journée, ça vaut le coup de venir vers 17h.

Road-trip en Bavière : une journée à Nuremberg

Nuremberg est la deuxième ville de Bavière, après Munich. Son histoire est vraiment unique et j’aurais bien aimé visiter un musée sur place pour en savoir plus, ce doit être passionnant (bien que peu réjouissant 😅).

Pour résumer rapidement : Nuremberg avait été distinguée par Hitler comme « capitale idéologique » et c’est là qu’ont été promulguées les lois antisémites en 1935. La ville a été en grande partie détruite par les bombardements des Alliés. Le centre historique n’a pas été épargné, il alterne donc entre bâtiments historiques et constructions typiques des années 50 (et donc pas très belles). Contrairement à Rothenburg, tous les coins de rue ne sont pas mignons ! À l’issue de la seconde guerre mondiale, Nuremberg a été choisie pour héberger les procès de hauts responsables nazis.

Les principaux points d’intérêt de la ville sont situés dans l’enceinte des remparts. Voici notre parcours à pied dans Nuremberg. Ne manquez pas :

  • Handwerkerhof, deux rues pittoresques avec des petites boutiques d’artisanat et quelques restaurants (c’est touristique mais mignon)
  • La bâtisse historique Weinstadel, accolée à une tour et un petit pont
  • Hauptmarkt, la place du marché avec sa fontaine dorée
  • Weissgerbergasse pour ses maisons à colombage

Enfin, n’hésitez pas à monter jusqu’au château pour admirer la vue dégagée sur Nuremberg. Faites comme nous et regagnez ensuite la ville en descendant par les jardins (à l’arrière du château par rapport au centre historique). Vous pourrez ainsi vous promener sur une petite partie des remparts (à cet endroit), avec une vue dégagée sur la jolie place Tiergärtnertor.

Le point gastronomie à Nuremberg

Si vous ne connaissez pas, je vous invite à goûter les Lebukchen-Schmidt. Ce sont des sortes de pain d’épice, généralement enrobés de chocolat, auxquels ma famille voue une adoration depuis toujours 😂 Nous avons donc fait un arrêt obligatoire à la boutique du centre ville.

Où se garer gratuitement à Nuremberg ?

Ce parking à une vingtaine de minutes de marche du centre historique fait très bien l’affaire.

Baignade dans la vallée de l’Isar

Nous n’avions pas prévu de nous arrêter là mais en cherchant un coin pour pique-niquer, un point de vue sur la rivière Isar en contrebas attise notre curiosité. Après avoir mangé au bord de l’eau, Vincent dégaine Maps.me et nous suivons un sentier qui longe l’eau.

La balade se transforme presque en trek dans la jungle ! Des arbres effondrés barrent le chemin, il faut se faufiler entre les branches et escalader les troncs. Mais nous arrivons sur une étendue de galets blancs au bord de l’eau, parfait pour se baigner ! On est tranquilles, avec nos 3-4 potes nudistes (plutôt âgés) qui se baladent dans le coin.

Nous avons passé une excellente après-midi improvisée ! Si vous avez envie de vous baigner au sud de Munich, ça peut être votre spot.

Informations pratiques

Vous pouvez vous garer sur ce parking gratuit (il est interdit d’y dormir). Ensuite, il faut longer la rivière et trouver un coin qui vous convient, nous sommes allés jusqu’ici (présence de quelques nudistes). De nombreuses personnes descendaient la rivière en canoë gonflable, ça avait l’air très cool !

Oberammergau et l’abbaye d’Ettal

Nous nous promenons brièvement à Oberammergau en début de soirée (vers 19h30) et sommes étonnés d’y trouver une telle quantité de gens bien apprêtés. Suivant la foule, nous découvrons un immense théâtre avec un affichage à l’effigie du Christ. On dirait pourtant l’entrée d’un festival de musique !

La ville est en fait connue pour son spectacle sur la passion du Christ, qui se déroule une fois tous les 10 ans ! Incroyable d’être là par hasard la bonne année, non ? En fait, c’est l’édition 2020, annulée a cause du Covid, qui se tient cet été. Les habitants font 120 représentations sur tout l’été, en deux parties à chaque fois. Le spectacle dure de 14h30 à 22h30, quand même !

Joué depuis 1634, ce spectacle fait suite à une supplique des édiles de Oberammergau à Dieu. Ils avaient promis que si la peste arrêtait de faire des victimes dans la ville, les habitants feraient un tel spectacle chaque année. 400 ans après, on peut dire qu’ils ont tenu parole !

Le village en lui-même est original pour ses façades peintes avec des motifs religieux. Une pratique des habitants aisés au 18ème siècle. Rien d’incroyable (à mes yeux), c’est surtout cette histoire de spectacle décennal qui nous a diverti !

Juste à côté, nous visitons l’impressionnante abbaye d’Ettal (oui, les bières du même nom viennent de là !). Fondée en 1330, puis réhabilitée à la fin du 19ème siècle, c’est une abbaye bénédictine. N’ayant pas trop réfléchi à la question, nous sommes venus un dimanche matin… Pendant la messe donc ! Nous avons tout de même pu jeter un œil à l’intérieur.

Pour admirer l’abbaye de l’extérieur (et prendre de jolies photos), je conseillerais plutôt une visite l’après-midi ou en fin de journée. De bon matin, nous étions en contre-jour…

Où dormir en van à l’Abbaye d’Ettal ?

Le parking à l’arrière de l’abbaye propose un forfait à 3€ pour 24h. Vous ne serez pas seuls mais les environs sont peu adaptés au camping sauvage, nous trouvons donc que c’est une option acceptable.

Randonnée et baignade au mont Jochberg

Disons les choses clairement : cette randonnée se compose exclusivement d’une montée, ce qui n’est pas ma tasse de thé. Sans rire, c’est une montée continue, sans moments plats pour reprendre son souffle. Je m’accroche à l’idée qu’il faudra bien faire le retour (en descente) à un moment ou un autre 😇

Une grande partie des 700m de dénivelé se fait dans la forêt, ce qui n’est pas plus mal en été : on apprécie l’ombre. De temps en temps, la vue se dégage sur notre gauche pour observer le lac Kochelsee. Ça me laisse le temps de reprendre mon souffle !

Après moultes râleries de ma part, nous sortons de la forêt et le deuxième lac, Walchensee, se dégage soudain sur notre droite. Il est vraiment bleu turquoise avec une petite île recouverte d’arbres, c’est somptueux !

Il faut encore quelques efforts, en plein soleil cette fois, pour atteindre le sommet à 1565m. Bercés par les cloches des vaches, nous admirons la vue à 360 degrés. C’est vraiment magnifique ! Les lacs attirent le regard en premier mais les montagnes qui s’étalent à perte de vue m’impressionnent également beaucoup. Je suis bien contente d’être montée jusqu’en haut (mais je ne recommencerai pas de si tôt 😂).

Après les avoir admiré d’en haut, il est temps de découvrir les lacs de plus près et surtout… de faire un petit plouf bien mérité ! Nous trouvons une petite plage accessible gratuitement. En fin de journée, c’est très tranquille, j’adore !

Informations pratiques

Comptez environ 3h30 pour cette randonnée de 7km. Les plus motivés peuvent prolonger jusqu’au lac Walchensee amenant la rando à 10km.

Il y a plusieurs parkings à proximité du départ, il faut compter 6€. Normalement, vous devez ajouter 2€ de « taxe touristique » mais nous n’avons jamais réussi à faire fonctionner le parcmètre et les allemands présents n’ont pas su nous aider non plus…

Pour la baignade, vous pouvez vous garer sur ce parking (c’est gratuit après 18h). Il est interdit d’y dormir.

Coup de cœur pour le lac Hintersee

L’arrivée au lac Hintersee est déjà prometteuse, nous roulons sur une route magnifique, entourée de prairies et de montagnes. La copilote que je suis en prend plein les yeux !

Notre balade autour du lac débute en fin d’après-midi (à partir de 16h30). Ce créneau est notre préféré, les allemands mangent tôt et libèrent donc souvent les lieux dès 15-16h.

Pour une fois, il est facile de faire le tour du lac à pied (environ 1h). La balade se découpe en 3 temps : le sentier est d’abord en bord de route, il passe ensuite dans le hameau (arrêt de bus, hôtel, glaces et location de barques), avant de rejoindre la partie plus « sauvage », sous les arbres. Vous pouvez évidemment le parcourir dans l’autre sens.

Hintersee est vraiment magnifique, j’ai un gros coup de cœur pour ce petit lac ! Entourée de montagnes recouvertes de forêt, l’eau se pare de beaux reflets verts, plus ou moins sombre selon la profondeur. Les rayons du soleil jouent avec les mouvements de l’eau.

Tout le long du lac, il y a énormément de bancs, qui incitent à la contemplation. Et comment ne pas admirer les petits îlots solitaires sortant des eaux ?

Informations pratiques

Les parkings sont nombreux et recensés sur Google Maps. Il faut compter 5€ pour 4h ou 8€ pour la journée. À notre arrivée, de nombreuses voitures étaient garées sur le bas côté, nous avons fait de même (sans payer) et n’avons pas eu de problème.

De memoire, il faut compter 7€ la demi-heure et 12€ l’heure pour louer votre barque. Une navette fait aussi la traversée du lac pour 2€, si vous voulez faire un tour en bateau à moindre frais.

Les incontournables d’un bon road-trip en Bavière : les lacs de Königssee et Obersee

Une fois n’est pas coutume, nous nous levons tôt pour prendre le premier bateau qui traverse le lac Königssee. Départ 8h15 ! Avant cela, il nous faut nous garer sur un immense parking, je n’avais encore jamais vu ça, on dirait celui d’un centre commercial… Arrivés pile à l’heure au ponton, nous montons sur un bateau qui part immédiatement.

Est-ce utile de prendre le premier bateau à Königssee ?

Oui, mille fois oui si vous voulez un peu de calme ! Réservez en ligne, il y avait une sacré queue pour acheter son billet sur place (oui, ils disent d’imprimer le billet mais on ne l’a pas fait et ça n’a pas posé de soucis). Même si le premier bateau est indiqué à 8h15, n’hésitez pas à arriver à 8h.

Le bateau est électrique, on avance donc paisiblement sur le lac. La lumière du matin est très douce. Nous sommes par contre déçus que les explications données par le batelier soient uniquement en allemand (sans explications écrites pour compenser). Pour faire entendre l’écho, il joue de la trompette au milieu du lac… Avant de faire tourner un chapeau pour les pourboires 😂 Ils perdent pas le nord !

Au premier arrêt, à l’église St Barthélemy, quelques personnes descendent. Nous continuons jusqu’au débarcadère de Salet. De là, nous atteignions le petit lac Obersee que nous longeons rapidement. Il n’est pas possible de faire le tour complet, la suite de la balade conduit à une cascade mais nous préférons nous poser sur des rochers à côté de la cabane en bois et admirons le lac et ses eaux envoûtantes.

Nous avons la chance de profiter de la tranquillité des lieux pendant une grosse demi-heure. En retournant vers le ponton, de l’autre côté du lac, nous prenons conscience de la quantité de personnes présentes, c’est hallucinant ! Le lieu est vraiment magnifique mais il ne me semble possible de l’apprécier qu’en venant par le premier bateau. À 11h, les gens marchaient littéralement les uns derrières les autres sur le sentier.

Au retour, nous débarquons cette fois à côté de l’église St Barthélemy pour pique-niquer. Ce deuxième arrêt nous séduit beaucoup moins, je pense qu’il vaut le coup si vous faites l’une des randonnées proposées (celle vers la chapelle de glace me tentait bien). De notre côté, nous avons un sombre soucis de bouteille de gaz à gérer dans le van, nous ne pouvons donc malheureusement pas passer toute la journée à Königssee.

Où dormir en camping non loin de Königssee ?

Les campings à proximité du Königssee sont assez chers, bien remplis en été et les avis sur Internet ne font pas rêver. Nous avons passé une bonne nuit dans ce camping familial, un peu ambiance camping à la ferme. C’est basique mais les sanitaires sont récents et propres et il y avait de la place en dernière minute. Comptez 24€ pour un emplacement avec électricité et 1€ supplémentaire pour 24h de Wifi.

Nos conseils pratiques pour votre road-trip en Bavière en van (ou en voiture)

  • Ayez toujours du liquide avec vous. La carte n’est pas acceptée partout.
  • N’hésitez pas à visiter les petites villes en fin de journée, après 17h. C’est généralement plus calme car les allemands mangent (très) tôt.
  • Pour les spots nature (lac ou rando), on a eu l’impression que les locaux arrivent souvent en fin de matinée (11-12h) pour pique-niquer. Ça vaut le coup de venir soit bien avant, soit vers 14h, pour être plus tranquilles.
  • Si vous en avez un, un canoë gonflable peut-être bien sympa dans la région, avec tous ces lacs ! Vincent a regretté de m’avoir dit non pour en acheter un (d’occasion en plus) avant le départ.

Road-trip : une semaine dans le sud-ouest de la Suède

Après notre road-trip en Norvège, nous décidons de traverser la frontière suédoise afin de descendre vers l’Allemagne (où nous espérons retrouver un peu de chaleur). C’est ainsi que nous passons une semaine dans le sud-ouest de la Suède, entre petites cabanes rouges en bord de mer et étendues de marécages et de pins.

Nous arrivons sans aucun itinéraire en tête et ralentissons un peu le rythme, fatigués après les nombreux kilomètres norvégiens. Finalement, nous parcourons un peu plus de 700km en une semaine dans le sud-ouest de la Suède. Vous pouvez retrouver notre itinéraire sur Google Maps.

Au programme :

Une semaine dans le sud-ouest de la Suède

Les réserves naturelles et gravures rupestres du Bohuslän

À peine la frontière franchie, nous partons pour une première balade ensoleillée dans la réserve naturelle de Tjurpannans. La côte suédoise est parsemée de petite zone protégée comme celle-ci. Suivant le sentier au bout du parking, nous longeons le littoral sur de grosses roches érodées par les vagues. Nous y trouvons un petit air de côte bretonne, si ce n’est les cabines rouges de pêcheurs. Ce premier aperçu de la Suède est prometteur !

Notre road-trip dans le sud-ouest de la Suède démarre juste après la frontière norvégienne

Lors de votre séjour dans le Bohuslän, ne manquez pas le Vitlycke Museum. On y découvre des pétroglyphes, c’est-à-dire des sculptures dans la roche, qui datent de l’Âge de Bronze (1700 à 200 avant JC).

La peinture rouge n’est pas d’origine, c’est pour faire ressortir les gravures aux yeux des visiteurs (ce qui évidemment suscite certaines critiques). Sans peinture, les gravures se distinguent mieux quand les pierres sont mouillés ou lorsque la lumière du soleil est rasante (coucher et lever du soleil). Quant à la signification et à la raison d’être de ces pétroglyphes, il n’y a aucune certitude.

Visiter le Vitlycke Museum

La visite du site, joliment aménagé avec des plateformes en bois sous les arbres, et le musée sont gratuits. En été, une visite guidée gratuite (en anglais) a lieu à 14h30. Nous sommes arrivés au bon moment par hasard mais, si ce n’est pas votre cas, toutes les informations sont données dans le musée.

Si comme nous, vous voyagez en van, ces deux points peuvent vous intéresser : le musée a un Wifi ouvert plutôt efficace et des toilettes.

À proximité de Smögen, nous nous baladons aussi dans la réserve de Ramsvikslandet. Les paysages sont similaires à ceux de la réserve de Tjurpannans. Cette petite réserve est aussi connue sous le nom de « Kingdom of the rocks » (royaume des rochers), ce qui en dit déjà beaucoup sur les paysages observés.

Les petits ports du Bohuslän, l’incontournable du sud-ouest de la Suède

De Göteborg à la frontière norvégienne, la région du Bohuslän se compose de milliers d’îles et îlots et abrite de nombreux villages de pêcheurs. Au 18ème siècle, le principal secteur d’activité de la région était la pêche au hareng. Si cette activité perdure aujourd’hui, c’est le tourisme qui est désormais au l’économie locale. Nous prenons quelques jours pour découvrir les villes balnéaires les plus connues de la côte.

À Grebbestad, ma préférence va à un petit hameau où nous pique-niquons et nous baladons. C’est vraiment tout petit mais le charme suédois opère, des cabines rouges, des petits bateaux amarrés aux pontons, des bougies aux fenêtres…

On y trouve un loueur de kayak où trois personnes semblent se préparer à partir en « expédition » sur plusieurs jours, ça doit être vraiment superbe comme exemple expérience. J’ai regardé par curiosité, c’est à partir de 50€ la location à la journée.

Où grignoter un morceau à Grebbestad ?

Nous avons testé avec succès le sandwich aux crevettes et les roulés à la cannelle du café Sjögrens i backen.

Lors de mes (petites) recherches, Fjällbacka est souvent revenue comme l’une des villes côtières les plus mignonnes et appréciées des visiteurs.

C’est peut-être lié à la météo et au ciel bas ce jour-là mais ça n’a pas été un coup de cœur pour moi. Montez tout de même au sommet du Vetteberget, le bloc de granit qui surplombe le Fjällbacka, une vue d’ensemble du port et des îlots s’offre à vous.

Vue sur le port de fallback, au sud-ouest de la Suède : bâteaux au premier plan et maisons blanches au pied de la falaise en second plan

De tous les ports que nous visitons, ma préférence va à Smögen. Je comprends rapidement pourquoi c’est le plus touristique de tous. Ayant vu quelques photos des cabines colorées, je ne m’attendais pas à ce que la ville soit si grande et vivante. Il fait relativement beau le jour où nous y sommes, les pontons en bois sont animés, avec leurs boutiques de souvenirs, leurs glaciers et leurs restaurants.

Après avoir admiré les cabines colorées (au bout du port), n’hésitez pas à poursuivre vers la mer. Des pontons en bois ont été aménagés au bord des falaises, c’est chouette ! Les locaux se baignent et les plus courageux sautent même à l’eau depuis les plongeoirs.

Notre meilleur repas en Suède

Non loin de Smögen, nous nous arrêtons au Toric Farm Lodge pour déjeuner. En plus du café qui nous amène là, Maria et sa famille proposent des visites à la ferme pour les enfants. Ils peuvent caresser les lapins, chèvres, cochons et chevaux. Un super arrêt pour les familles (et les grands enfants) donc !

Nous mangeons dans le jardin, au soleil et nous nous régalons. Comptez entre 12 et 17€ pour un plat, ce qui est vraiment bon marché pour la Suède. Je prends aussi une part de brownie à emporter, délicieux également ! Ne vous étonnez pas : il faut entrer dans la maison (en se déchaussant) pour passer commande. Pour info, vous pouvez aussi y passer la nuit, l’ambiance nous a semblé très conviviale.

Même si la météo n’était pas à son maximum, avec un vent bien frais, j’ai apprécié notre balade à Mollösund. J’ai bien aimé monter jusqu’au moulin, en découvrant les petites maisons colorées entourées de roses trémières. C’est vraiment un petit village, d’après mes lectures il y a à peine 300 habitants à l’année, mais les habitations sont très bien entretenues.

Où dormir dans le Bohuslän ?

Nous avons passé une nuit dans ce charmant Airbnb à Uddevalla, principale ville du Bohuslän (dont le nom me fait systématiquement penser au Sri Lanka 😇). J’ai adoré ! En dernière minute, nous avons payé 58€ la nuit pour une vraie petite maison. Maria et son mari retapent leur maison, juste à côté du Airbnb, et étaient très arrangeants.

Si vous êtes en van, nous avons trouvé un spot en bord de mer, pas très loin de Göteborg. Malheureusement pour nous, il a plu l’intégralité de notre arrêt sur place.

Le sud-ouest de la Suède hors des sentiers battus : le parc national de Store Mosse

La météo instable et pluvieuse sur la côte, nous pousse à aller découvrir l’intérieur des terres. Nous décidons de ne pas découvrir Göteborg, au profit du parc national de Store Mosse. Et finalement, nous sommes très contents de ce choix !

Au sein du parc, nous faisons la boucle de Lilla Lövö qui nous emmène d’abord dans une forêt de pin puis nous marchons au-dessus des tourbières (terrains marécageux), sur des planches de bois. En fin de journée, nous sommes quasiment seuls. Nous ramassons des myrtilles et des framboises au bord du chemin. Finalement, nous passons la nuit au point de départ du sentier, au bord de la voie de chemin de fer (peu de trains circulent).

Le lendemain, il fait vraiment chaud ! Ce sera notre seule vraie belle journée en Suède. Après avoir tenté en vain de voir des élans depuis ce point de vue dans le parc de Store Mosse (pour avoir plus de chance, il faut venir tôt le matin), nous décidons de passer l’après-midi au bord d’un lac. Nous quittons le parc national et jetons notre dévolu sur le Annebergsbadet où nous nous baignons en compagnie de quelques familles suédoises. Quel plaisir !

La Scanie et la ville universitaire de Lund

Nous découvrons rapidement Båstad, Torekov, Mölle et le phare de Kullaberg. Moins connues des touristes internationaux, ces deux péninsules nous ont semblé plébiscitées par les suédois. À mes yeux, ce ne sont pas des incontournables d’un road-trip dans le sud-ouest de la Suède.

Avec ses nombreux restaurants sur le port et ses boutiques design, Båstad se donne un petit côté chic. J’ai une préférence pour les quelques rues de Torekov, au bout de la péninsule. C’est tout petit mais la petite cabane jaune et la promenade en bord de mer ont leur charme. Ou peut-être est-ce simplement la glace dégustée sur le port qui m’a laissé cette impression de douceur ? 😇

Point original : face de la cabane jaune, on peut visiter la poupe d’une goélette avec des meubles et des objets ramenés de voyage (les explications ne sont qu’en suédois malheureusement). C’est tout petit et la visite est très rapide donc ne vous déplacez pas exprès.

Ne sachant pas trop si ça valait le coup, nous avons hésité à visiter la ville de Lund. Je suis bien contente d’y être allée ! Malgré une météo vraiment grise et pluvieuse, j’ai beaucoup aimé découvrir cette ville. Je m’y voyais bien y passer un semestre en Erasmus (comment ça j’ai passé l’âge ?!).

Le quartier à ne pas manquer est celui de l’université, avec ses rues pavées et sa magnifique bibliothèque recouverte de lierre. Fondée en 1666, c’est son université qui donne son importance actuelle à Lund ; il s’agit de la plus grande institution d’enseignement supérieur et de recherche de Scandinavie. En plein mois d’août, c’était assez calme évidemment.

En vous baladant, vous tomberez sûrement sur Hökeriet, la plus ancienne épicerie de la ville, à la façade jaune. L’intérieur est tout petit et semble être resté dans son jus depuis l’ouverture en 1815.

L’horloge astronomique de la cathédrale se met en marche tous les jours à 12h (attention, 13h le dimanche). Rien de très impressionnant mais si vous êtes en ville, pourquoi pas ? La cathédrale en elle-même est très imposante et sombre, je ne suis pas fan.

Bilan de notre semaine dans le sud-ouest de la Suède

Ayant trouvé un ferry pas cher (114€ pour nous deux et Karmy, notre van) pour l’Allemagne à Trelleborg, notre découverte de la Suède est déjà terminée. Avant toute chose, je préfère préciser que nous avons eu une semaine assez changeante coté météo, ce qui a rendu la découverte du pays un peu moins agréable.

Nous avons trouvé la Suède très différente de la Norvège, aussi bien par les paysages que par le mode de vie. Le sud-ouest de la Suède est plus propice à la détente, moins tourné vers les performances sportives. Les sudéois nous ont semblé plus adeptes de balades tranquilles et de saunas en bord de mer que de grosses randonnées de plusieurs dizaine de kilomètres.

On y trouve beaucoup plus de restaurants et cafés, ce qui n’est pas pour me déplaire. J’ai aussi beaucoup apprécié les musées gratuits, comme c’est le cas au phare de Kullen par exemple.

Les paysages sont cependant bien moins impressionnants qu’en Norvège et on a retrouvé des routes habituelles, plus monotones. Terminé de s’émerveiller à chaque virage ! L’avantage c’est que la conduite est moins fatiguante et les trajets plus simples (pas de routes de montagne à rallonge).

En voyageant en van, nous avons dépensé environ 60€ par jour pour deux. Ce budget comprend deux nuits payantes (un Airbnb et un camping, pour un total de 90€) et 3 repas en extérieur, nous nous sommes un peu plus fait plaisir qu’en Norvège mais la Suède reste un pays assez cher. Attention, le diesel est vraiment cher, même plus qu’en Norvège (environ 2,4€ au moment de notre passage).